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Movember : un mouvement doit innover pour ne pas s'éteindre

Internationalisation, ambassadeurs de marque et capacité d'adaptation : le président et cofondateur de la Fondation Movember était présent à C2 Montréal afin de présenter l'évolution du mouvement.  

Au Canada, le mouvement s’est fait connaître par les réseaux sociaux il y quelques années. Pourtant, c’est en 2003 que l'Australien Adam Garone et un ami ont décidé de joindre le port de la moustache à la lutte contre le cancer de la prostate afin de «changer la face de la santé masculine». 

Movember est une fondation, mais ses objectifs rejoignent ceux de plusieurs entreprises commerciales. «Le terme sans but lucratif est mensonger, car il engendre de fausses idées sur l’industrie des fondations et des organisations menant à un manque de créativité. Le but premier de Movember est de cumuler le plus de profits possible. La seule différence est qu'ils n’iront pas à des actionnaires, mais à une cause.» 

Élargir ses horizons

«Le but premier de Movember est de cumuler le plus de profits possible. La seule différence est qu'ils n’iront pas à des actionnaires, mais à une cause»

Aujourd'hui, Movember occupe une place au sein de la lutte pour les maladies touchant la santé masculine. Elle est présente dans 21 pays et recueille des dizaines de millions de dollars en dons chaque année. Les fonds accumulés sont utilisés pour la recherche sur le cancer de la prostate. Au point où, selon Adam Garone, «nous vaincrons cette maladie».

«Pour qu’un mouvement ne meure pas, il doit évoluer, explique-t-il. Le marché change constamment. Pour rester pertinent, il faut changer avec lui. Il a fallu, année après année, convaincre les hommes de porter la moustache durant tout le mois de novembre sans que le phénomène ne s’épuise.» Pour ce faire, la Fondation Movember a choisi d'élargir ses horizons: la santé masculine ne se limite pas au cancer de la prostate. L'organisation récolte donc aujourd'hui des fonds pour le cancer testiculaire, la santé mentale (dont la prévention contre le suicide) et l’obésité.

«Pour qu’un mouvement ne meure pas, il doit évoluer.»

Également, Movember ne se limite plus au mois de novembre: «La version 1.0 du mouvement se résumait à porter la moustache durant un mois, raconte Adam Garone. La version 2.0 vit toute l'année et se diversifie. Par exemple, nous organisons des activités pour souligner la relation père/fils lors de la fête des Pères ou pour soutenir les soldats revenant d'Irak.»

Adam Garone a soulevé quatre éléments qu'il considère essentiels à la survie d'un mouvement:

  1. Son internationalisation;
  2. Sa capacité à s’adapter aux changements;
  3. Son caractère amusant;
  4. Faire de chaque homme participant à Movember un porte-parole du mouvement: puisqu’il arbore la moustache, il devient lui-même un des nombreux visages de la cause de la santé masculine.
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