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Indices de confiance: des consommateurs pessimistes

Un récent rapport de Nielsen révèle que les Canadiens 
sont préoccupés par leurs dettes, l'économie et les perspectives d'emploi. Léopold Turgeon, PDG du CQCD, décortique ces perceptions et leurs fondements.

ÇA NE VA PAS SI MAL QUE ÇA, MAIS CE N’EST PAS L’IMPRESSION QUE LES GENS ONT PUISQUE CE N’EST PAS CE QUE LES NOUVELLES LAISSENT CROIRE.

Le plus récent rapport Nielsen sur la confiance des consommateurs révèle que celle des Canadiens envers l’économie et l’emploi se trouve à son plus bas en trois ans, avec un indice ayant chuté de sept points pour arriver à 96, soit 11 points sous celui des Américains. Les consommateurs sont également de plus en plus pessimistes par rapport à leurs perspectives d'emploi (seulement 38% étant positifs par rapport à 48% lors du dernier trimestre de 2014) et leurs finances personnelles (47% de positifs contre 56% en 2014). Des gens sondés, 57% ont changé leurs habitudes de consommation pour faire face à ce marasme économique.

Les Québécois pessimistes
Au Québec, l’instabilité économique, les questions d’austérité et le prix du baril de pétrole préoccupent les consommateurs canadiens et minent leur perception de l’état actuel des choses. Cet hiver, l’indice de confiance des consommateurs québécois produit par Altus et le CQCD s’établissait à 78,7 points, l’indice le plus faible depuis 2005. Ce chiffre n’étonne pas Léopold Turgeon: «Tout est une question de perception, et, en ce moment, avec les nombreuses fermetures, les consommateurs ont l’impression que l’économie va mal. Cependant, en même temps, il y a eu 4000 créations d’emploi ici, et une croissance au Canada de 4,7%. Ça ne va pas si mal que ça, mais ce n’est pas l’impression des gens, car ce n’est pas ce que les nouvelles laissent croire.»

Les habitudes de consommation évoluent, et les commerçants doivent suivre ces changements

Le commerce de détail, un domaine en évolution
Des fermetures et des instabilités, dans le commerce de détail, il y en a. Cependant, pour Léopold Turgeon, ces changements observables dans le commerce de détail sont imputables à une évolution normale et à une nécessité pour les détaillants de suivre les consommateurs là où ils se trouvent. «La clé, c’est le consommateur. Il dicte les changements. Les habitudes de consommation évoluent, et les commerçants doivent suivre ces changements.»

Le défi numéro un, c’est l’appropriation des technologies. Les détaillants québécois ont du mal à s’approprier les technologies et à suivre le rythme face à leurs concurrents internationaux

Les défis pour les détaillants
Le consommateur, plus scolarisé, plus informé, forcera le commerce de détail à se redéfinir. Ce secteur, qui constitue 6% du PIB, représente le deuxième secteur d’emploi en importance. Mais les défis sont là: «Le principal, c’est l’appropriation des technologies. Les détaillants québécois ont du mal à suivre le rythme face à leurs concurrents internationaux, et c’est encore plus vrai en ce qui concerne les petits détaillants. Par ailleurs, jamais un petit détaillant n’aura eu autant d’occasions de déborder du marché local. Pour ce qui est des autres, s’ils ont la volonté de changer et s’ils vont chercher le soutien des spécialistes, il y a des possibilités.»

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