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L’échec journalistique de Rolling Stone: un impact sur les annonceurs?

Le retrait d’une histoire de viol collectif publiée par le magazine Rolling Stone confirmant des allégations de manquement aux principes de journalisme pourrait inquiéter – ou pas – les annonceurs.

Tout a commencé alors que Rolling Stone a publié, en novembre, une histoire de viol collectif qui se serait produite à l’Université de Virginie. À la suite de nombreuses critiques et d'interrogations sur l’approche et la rigueur journalistique de l’enquête, la publication a demandé à des instances crédibles et neutres de revoir, objectivement, les faits. On a ainsi recouru à Steve Coll, doyen de l’école de journalisme de Columbia et journaliste gagnant d’un prix Pulitzer. Les conclusions tirées, qui critiquent vivement le travail journalistique du magazine, soulignent aussi la mauvaise image véhiculée par rapport aux allégations mensongères de viols, alors que la journaliste avait voulu attirer l’attention sur les cas d’agressions sexuelles dans les campus.

Certaines équipes médias reprocheraient à Rolling Stone de ne pas avoir tenté de rassurer les annonceur ou de s’excuser auprès d'eux.

Mais alors que le journal a publié ses excuses officielles aux victimes de tels actes, à la fraternité Phi Kappa Psi, à l’administration et aux étudiants en même temps que le rapport, les annonceurs, eux, semblent avoir été laissés à eux-mêmes. Selon ce que rapporte Adage, certaines équipes médias reprocheraient à Rolling Stone de ne pas avoir tenté de rassurer les annonceurs ou de s’excuser auprès d'eux. En fait, ils n’auraient tout simplement pas tenté de les contacter après l’affaire.

Mais si aucun annonceur ne s’est officiellement retiré pour le moment, il est possible que ce soit parce que ceux qui choisissent une telle publication peuvent le faire pour s’assurer de toucher le lectorat qui va de pair avec ce type de journalisme «choc»; l’article en question ayant généré plus de 2,7 millions de visionnements. Cependant, l’inaction du magazine mise sur une dissipation naturelle de l’histoire, et les vraies conséquences pourraient encore être à venir.

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