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«Voir est une marque encore bien vivante»

Frédéric Rondeau, associé d’Espace M, commente l'achat de Communications Voir par XPND Capital, dont l'entrepreneur Alexandre Taillefer est un des principaux associés.

frédéric rondeau

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Voir Communications était détenue par son fondateur, Pierre Paquet. Elle sera maintenant la propriété du groupe XPND Capital, fonds québécois d'investissement privé en capital de croissance, et de deux membres de l'équipe de direction, Michel Fortin et Hugues Mailhot.

Alexandre Taillefer s’intéresse particulièrement au potentiel de croissance de Boutique Voir. Elle a été lancée en 2012, peu après la fermeture du journal anglophone Hour et de certaines éditions régionales de Voir. Concrètement, le site permet d’acheter des cartes-cadeaux dans des restaurants et des commerces sélectionnés par Voir, puis d'obtenir systématiquement de 25% à 40% de valeur additionnelle.

Si son produit de lancement, l’hebdo de papier, est aujourd’hui dépassé, les attributs et la notoriété de Voir sont forts.

Peut-on présumer que la nouvelle annonce une fin imminente de la version de papier de Voir, dont le nombre de pages diminue sans cesse depuis quelques années? «Si je devais me prononcer sur la question, je dirais qu'elle est vouée à disparaître – on retrouve désormais le même contenu sur le web. La marque elle-même est encore bien vivante. Si son produit de lancement, l’hebdo de papier, est aujourd’hui dépassé, les attributs et la notoriété de Voir sont forts. On lui connaît bien son aspect culturel, mais au-delà de celui-ci, son urbanité le distingue.»

Frédéric Rondeau estime que cette boutique permettra d’explorer ce tissu urbain, en ralliant des commerçants et des artisans d’ici, qui s’inscrivent dans l’urbanité. Les annonceurs suivront-ils le groupe dans cette transition? Sans doute, selon lui: «Ce sera même l’occasion de convaincre de nouveaux annonceurs, qui s’intéresseront à la clientèle potentiellement plus ciblée, plus qualifiée de Boutique Voir. Sans compter les données plus précises sur le lectorat qui y sera récolté – pratique, pour les annonceurs.»

Par ailleurs, en entrevue avec Michel C. Auger sur la première chaîne de Radio-Canada, Alexandre Taillefer a dit vouloir redorer le blason du journal culturel, dont il souhaite faire «Le Devoir de la culture»: «Nous allons investir dans la rédaction, devenir plus pertinents, et rajeunir l’audience.» Il a par ailleurs soutenu que la version papier perdurerait, puisqu’elle sert de bon vecteur de fidélisation pour la marque. Les logos pourraient être rafraîchis d’ici l’automne. 

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