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Plaintes en publicité: les Québécois sensibles à la langue et au sexisme

Les Normes canadiennes de la publicité (NCP) viennent de publier leur rapport annuel des plaintes contre la publicité. Tour d’horizon de ce qui a préoccupé les consommateurs en 2014.

Des 1274 plaintes reçues l’année dernière concernant 864 publicités, plus de la moitié concernaient des pubs jugées trompeuses ou fausses d'après les spectateurs.

Le secteur le plus visé est celui du commerce de détail, suivi par le loisir et le divertissement. À noter qu'un nombre plus élevé de plaintes a été retenu, proportionnellement, dans la catégorie des automobiles et des véhicules motorisés. En effet, cette catégorie se trouve en milieu de peloton au palmarès, mais troisième au chapitre des plaintes retenues.   

Le média le plus largement concerné est la télévision (500). La quantité de plaintes enregistrées est deux fois plus élevée pour ce média que pour le numérique (289), en seconde place. On trouve en troisième la publicité extérieure, avec 91 plaintes. 

Le rapport souligne aussi que de nombreuses plaintes ont été déposées au Québec en raison de l’utilisation de chansons anglaises dans des publicités télévisées, et que plus de plaintes concernant des publicités jugées sexistes ont été recensées au bureau de Montréal qu'à celui de Toronto.

«Par leurs plaintes, les Canadiens nous disent qu'ils sont préoccupés par les publicités qu'ils croient être trompeuses ou inexactes, comme les offres non respectées par les détaillants et les allégations ne pouvant être soutenues», déclare Janet Feasby, vice-présidente, normes des NCP.

«De plus, les publicités perçues comme sexistes et dégradantes pour les femmes semblent préoccuper particulièrement les consommateurs québécois», ajoute Danielle Lefrançois, directrice des communications des NCP au Québec.

Le Rapport des plaintes contre la publicité 2014 peut être consulté à normespub.com.

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