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Brandalism: entre publicité et vandalisme

Le projet Brandalism, qui souhaite dénoncer la «mainmise des multinationales sur les négociations climatiques de la COP21», a placé plus de 600 «fausses pubs» dans les rues de Paris. 

Le projet Brandalism, né de la fusion des mots «vandalisme» et «brand», regroupe 80 artistes, originaires de 19 pays. Durant la fin de semaine précédant la conférence COP21 - qui se tient à Paris jusqu'au 11 décembre -, le groupe a lancé une initiative visant à dénoncer le double discours de quelques grandes marques et politiciens. Ainsi, des artistes ont conçu plus de 600 affiches dénonçant les liens «entre la publicité, le consumérisme, la dépendance aux énergies fossiles et le changement climatique».

Le groupe a mené cette offensive le 27 novembre, jour du «Black Friday». De plus, les affiches ont été illégalement placées sur des panneaux JC Decaux, commanditaire officiel de la COP21. Dans son communiqué, le groupe déclare «nous ne pouvons pas laisser les négociations climatiques entre les seules mains des politiciens et des lobbyistes des grandes entreprises, qui sont les premiers responsables du désordre actuel». Joe Elan, qui œuvre au sein de Brandalism, ajoute «en sponsorisant les négociations climatiques, des pollueurs importants tels qu'Air France et Engie peuvent faire leur promotion comme s'ils faisaient partie de la solution, alors qu'ils font en fait partie du problème».

Dans les heures qui ont suivi l’opération, JC Decaux a retiré toutes les «fausses affiches». 

 

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