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Les chatons collaborent avec la police belge sur Twitter

À la suite de la demande formelle de la police belge de ne diffuser aucune information sur les opérations en cours, les utilisateurs de Twitter ont choisi de partager des photos de chats, accompagnées du mot-clic #BrusselsLockdown. 

Le 22 novembre, la police belge a formellement demandé aux internautes de ne diffuser aucune information sur la vingtaine d’opérations en cours en lien avec les événements du 13 novembre à Paris. En effet, depuis les événements de Charlie Hebdo, les médias sont priés de ne pas divulguer des renseignements sur les opérations en cours, afin de ne pas en fournir aux personnes recherchées. Le compte officiel de la Police fédérale belge a donc tweeté ce message, dimanche à 15h26:

Les journalistes et les rédactions belges ont respecté cette demande, notamment le journal Le soir, qui se justifie dans un article. «Nous avons reçu deux coups de fil, de la cellule de crise appuyée par le cabinet du Premier ministre en nous demandant de ne pas donner d'indications trop précises afin de ne pas mettre la puce à l'oreille des gens qui ont été interpellés et de porter préjudice à l'enquête. J’ai accepté et accueilli cette demande parce qu'on ne joue pas avec des vies. Ce n'est pas une censure, ni une façon de nous empêcher de faire notre métier.»

De cette requête, émanant de la Police, est née une initiative originale et amusante, créée par les adeptes de Twitter et des chats. Quelques heures après, de nombreux internautes partageaient des images de chats, utilisant le mot-clic #BrusselsLockdown. Ainsi, ces multiples tweets flouent l’information disponible sur Twitter, mais amènent surtout une vague de légèreté dans un climat tendu. En tout, plus de 225 000 tweets ont été comptabilisés, principalement de 22h à minuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’humour a également été une arme en France, où les internautes ont tourné en dérision le discours du «logeur de Daesh», qui affirmait n’être au courant de rien dans une entrevue avec la chaîne BFMtv. «On m’a demandé de rendre service, j’ai rendu service, monsieur. On m’a demandé d’héberger deux personnes pendant trois jours, j’ai rendu service tout simplement. Je ne sais pas d’où ils viennent, on n'est au courant de rien, monsieur. Si je savais, vous croyez que je les aurais hébergés?» Là aussi, les internautes ont voulu faire preuve d’humour, chose rare dans le climat actuel, en partageant massivement des «memes» ainsi que des vidéos parodiques. Le site Slate.fr décrit cette initiative spontanée sur la toile comme «un exutoire à une France en deuil».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, rappelons les initiatives de la semaine dernière sur Twitter où des milliers d’internautes avaient utilisé le mot-clic #Portesouvertes. Celui-ci aidait les personnes impactées par le blocage de la ville et ne pouvant pas rentrer chez elles. Plusieurs internautes solidaires ont alors proposé d’accueillir des gens dans le besoin chez eux. Le mot-clic #rechercheParis, quant à lui, permettait de partager les photos et noms de personnes portées disparues, afin de faire avancer les recherches. 

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