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La Gare: des entrepreneurs au service des entrepreneurs

Les espaces collaboratifs sont en vogue à Montréal, et de plus en plus d’entrepreneurs semblent s’intéresser à ce modèle. Infopresse profite du lancement officiel de La Gare ce jeudi pour en savoir un peu plus.

La Gare est un nouvel espace collaboratif logé au cœur du quartier Mile-End. Cette initiative est signée Credo, boîte de gestion de projets à impact social fondée à la fin de 2014 par Stéphanie Brisson, Marie-Ève Boisvert, Christian Bélair et LP Maurice. Le projet d'espace collaboratif est né d’une occasion, alors qu’une surface de 10 000 pieds carrés s’est libérée là où Credo avait établi son bureau. «Au moment où nous avons signé le bail pour les locaux de Credo, cet endroit immense s’est libéré, explique Marie-Ève Boivert. Nous avons saisi l'occasion en or pour accueillir la communauté émergente et entrepreneuriale afin de rester connecté à elle, puis lui offrir des moyens d’accélération tangible.» 

Une formule qui fait des adeptes
La Gare a ouvert ses portes le 2 mars dernier et s’est vite rempli, notamment grâce au bouche-à-oreille. La formule est simple: ses membres paient un abonnement mensuel, bisannuel ou annuel, puis peuvent ainsi accéder aux installations de 8h à 22h en semaine et de 9h à 17h la fin de semaine. Ils accèdent en outre à des formations gratuites, aux événements organisés sur place et à un service de conciergerie.

«de plus en plus de travailleurs autonomes et de petites entreprises n’ont pas la capacité, ou la volonté de s’établir, mais veulent profiter d'une certaine interaction.»

Force est de constater que les modèles collaboratifs ont la cote et que l'intérêt pour le travail autonome tend à croître, tel que l'indique la recherche Freelancing in America relatée dans le magazine Gestion de HEC Montréal. Cette année seulement, au moins cinq autres initiatives du genre ont vu le jour (Gab, Breather, Espace 360, Le Cube et Airdesk). Cette popularité s'explique, selon Stéphanie Brisson, par un besoin très tangible de la communauté entrepreneuriale, tissée serrée: «De plus en plus de travailleurs autonomes et de petites entreprises n’ont pas la capacité, ou la volonté de s’établir, mais veulent profiter d'une certaine interaction. C’est un modèle qui permet de briser l’isolement du travail à la maison ou dans les cafés, puis de partager, de réseauter.»

Une ligue de coworking
La Gare fait partie du réseau The ligue of extraordinary coworking, qui comprend une quarantaine d'espaces du genre dans le monde. Lorsqu’un espace collaboratif fait partie de ce réseau, tous ses membres peuvent profiter gratuitement et pleinement de tous les autres espaces. «Ce partenariat permet la mise en relation privilégiée des membres de La Gare avec d’autres entreprises émergentes à l’international, favorisant la collaboration dans le développement de produits et services, et l’ouverture à de nouveaux marchés», ajoute Christian Bélair, cofondateur de La Gare.

L'équipe de La Gare songe-t-elle à ouvrir d'autres espaces? Pas pour le moment, selon Stéphanie Brisson, qui explique que l'équipe ne ferme pas la porte à cette idée, mais préfère, pour le moment «bien faire les choses.» 

Stéphanie Brisson conclut: «Je crois qu’il y a un bon momentum au chapitre de l’entrepreneuriat au Québec et nous désirons faire partie de ce mouvement. Il est important, si l'on s'intéresse à l'entrepreneuriat, de pouvoir offrir du soutien et de permettre la proximité. L’interaction physique fait la différence.»

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