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Network effect: une utilisation originale du data

Jonathan Harris, artiste multimédia et scientifique, lance son plus récent projet. Il s’agit d’une plateforme rassemblant une multitude de renseignements sur les activités humaines, visant à utiliser le data pour comprendre la vie humaine. 

Jeune artiste américain se consacrant à la peinture à l’huile, Jonathan Harris s'est fait voler son carnet de croquis durant un voyage, perdant ainsi neuf mois de travail. Il a alors décidé de se lancer dans l’art numérique, qui, selon lui, ne pourra lui être arraché des mains de la même façon. Depuis, il recourt au web pour créer des projets transmettant les émotions et les activités humaines.

Jonathan Harris

Un poème de Marie Howe, What the living do, l'a mis sur la piste de son plus récent projet. En hommage à son frère décédé, Marie Howe relate les petites choses auxquelles les humains s’activent et qui la font se sentir vivante. Jonathan Harris a donc rassemblé les données sur toutes ces choses que les humains font simultanément et qu’ils documentent sur internet: embrasser, boire, tousser, se moucher, mordre, etc.

Le résultat, Network effect, se veut infini, comme internet. La plateforme contient 10 000 vidéos, 10 000 phrases parlées, des nouvelles, tweets, graphiques, listes et tableaux afin de présenter, dans un environnement visuel, une catégorisation du data disponible sur les activités humaines. On peut donc y apprendre, par exemple, combien de personnes sont en train de s’embrasser, qui elles sont, ce qu’elles ressentent, l’actualité relative aux baisers, etc.

Comme il serait facile de se perdre pendant des heures sur ce site, son accessibilité est limitée selon la position géographique des internautes. Au Canada, parce que l’espérance de vie moyenne est de 81,4 ans, on peut y passer 8:14 minutes par jour. 

Pour accéder à la plateforme, cliquez ici

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