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Lg2 s’illustre dans le domaine du repreneuriat

L’agence montréalaise Lg2 vient d'être nommée gagnante nationale de la catégorie Transfert d’entreprise du 10e Gala des prix Desjardins Entrepreneurs. Entrevue avec Mathieu Roy, associé, vice-président et directeur général de Lg2, sur ce modèle atypique dans l’industrie.

Le premier avantage évident est le contrôle que nous avons sur les idées, produits et décisions. 

Comment s’est organisée cette passation des pouvoirs?
Il y a 10 ans, les fondateurs de l’agence étaient dans la quarantaine avancée. C’est à ce moment qu’ils ont décidé de la vendre. Le choix des associés s’est fait selon des critères reposant notamment sur nos forces complémentaires et nos âges. Les fondateurs voulaient aussi que nos valeurs soient alignées avec celles de l’entreprise. Ainsi, elle a été graduellement rachetée par les associés. Depuis janvier 2013, ce groupe est actionnaire majoritaire et l'exploite de manière autonome. Mais les fondateurs sont toujours présents parmi nous! La différence est qu’ils agissent principalement à titre de «coachs».

La genèse de ce processus vient de la volonté des fondateurs de garder l’organisation ici, vivant par et pour les Québécois (et le reste du Canada). C’est de cette volonté qu’ont été choisis les associés de Montréal, Québec et Toronto, qui prennent part à l’actionnariat de Lg2, laquelle comprend aujourd’hui près de 250 employés.

mathieu roy

 

Quels sont les avantages inhérents à un tel modèle?
Le premier avantage évident est le contrôle sur les idées, produits et décisions. Nous sommes redevables d’abord aux employés, puis aux associés par la suite, mais nous nous appartenons, ce dont nous sommes fiers. Nous n’avons pas à nous rapporter à aucune instance étrangère. Nous pouvons bénéficier d’une plus grande agilité face à nos clients et, en ayant le contrôle, nous avons une très grande connaissance de l’industrie. Ce modèle procure aussi un climat de proximité et d’engagement aux employés. Et parce qu’ils croient à notre vision, entre autres, ils sont fidèles et l’entreprise profite d’un taux de rétention parmi les plus hauts dans l’industrie.

À la base, il faut avoir le goût de s’appartenir, d’être indépendant et de faire les choses de manière autonome. 

Croyez-vous que toute entreprise puisse en faire autant?
C’est une question de culture de concrétisation, que ce soit dans le produit ou la gestion. Ça prend les bons projets, des clients audacieux, courageux, mais ça prend surtout des gens passionnés partout.

Est-ce nécessaire d’avoir un esprit entrepreneur pour devenir associé?
Non. À la base, il faut avoir le goût de s’appartenir, d’être indépendant et de faire les choses de manière autonome. Les prix comme celui-ci sont motivants et donnent le goût de se dépasser, mais il faut avoir envie d’être maître chez soi (pas dans un sens patriotique), puis de transmettre cette idéologie. Il faudra ainsi, à notre tour, éventuellement, passer le relais à la génération suivante et soutenir les talents émergents qui propulseront et énergiseront l’entreprise.

Retrouvez les gagnants du Gala des prix Desjardins Entrepreneurs sur le site web du concours

En couverture: À gauche, Sylvain Labarre, président de Lg2, et Luc Ménard, vice-président principal, Investissements, de Desjardins Entreprises - Capital régional et coopératif

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