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Bienvenue dans l’ère de l’économie du partage

Selon une récente étude de Nielsen, le marché de la location de biens de consommation atteint maintenant 26 milliards$ et force les entreprises à repenser à leurs propres relations clients. 

Que ce soit des lieux de résidence, des appareils électroniques, des voitures, des services (pensons à des leçons de musique, par exemple) ou leur propriété intellectuelle, les gens semblent de plus en plus enclins à mettre leurs propres biens à profit, créant ainsi une nouvelle génération d’entrepreneurs à temps partiel. En effet, des individus interrogés dans le cadre de cette étude (Is Sharing the New Buying?), 68% sont enclins à joindre cette communauté du partage (à titre de «prêteur») où réputation et confiance servent de nouvelle monnaie d’échange.

En Amérique du Nord, ce taux est de 52%. À titre comparatif, les habitants de la région de l’Asie Pacifique sont les plus susceptibles de prêter leurs biens (78%).

Quel est l’impact d’un tel phénomène sur les entreprises existantes? Il les force à redéfinir leur rapport à leur clientèle, notamment face à la notion de confiance. L'enquête recommande d’intégrer le partage à leur processus d’affaires. Comme exemples concrets, l’on y cite des sociétés comme Avis Budget, qui a acheté le service d’autopartage Zipcar cette année pour 500 millions$US, ou Home Depot, qui offre dans la moitié de ses succursales un service de location d’outils.   

«Alors que la confiance entre étrangers dans le monde numérique est à la base du succès de cette économie du partage, elle est également essentielle pour tous les modèles d’affaires, mentionne John Burbank, président, initiatives stratégiques, de Nielsen. Lorsqu’il s’agit d'échos sur internet, les consommateurs ne sont pas gênés de partager leurs opinions.»

En effet, 69% des participants (à l’échelle mondiale) utiliseront internet pour partager leur opinion à propos du service reçu. De plus, 54% d'entre eux préféreront les médias sociaux pour ce faire; 32% passeront plutôt par le site web du fabricant alors que 30% se feront entendre sur le site web du détaillant. Le bouche à oreille demeure la forme de recommandation la plus importante: 84% des gens le considèrent comme la source la plus importante (Trust in Advertising, Nielsen, 2013).

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