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L'événement iMedia Canada en six tendances

Diane Ridgway-Cross, vice-présidente exécutive deMarketel, a assisté au premier événement iMedia Canada Summit; coup d'oeil aux grandes tendances en marketing numérique. 

«Conçus pour rassembler des chefs de file dans le marketing numérique, des médias et de la publicité, les rendez-vous iMedia Summit ont lieu d'un bout à l'autre des États-Unis, celui-ci était donc le premier tenu au Canada. 

Résumé
Au Canada, il ne fait aucun doute que l'argent de la publicité s'oriente de plus en plus vers le numérique. En fait, selon eMarketer, le Canada est actuellement troisième dans le monde, car 26,1% de l'argent de la publicité est investi dans le numérique, derrière le Royaume-Uni et les États-Unis. Toujours au Canada, l'argent investi pour de la publicité dans les médias sociaux est à +23% comparativement à l'an passé, +52% dans les vidéos en ligne et +67% dans le mobile. En raison du rythme rapide de ce virage vers le numérique, l'arrivée du congrès iMedia à Montréal fut très bien venue par les quelque 200 participants.

Certains thèmes clés ont vu le jour au sommet iMedia Canada: 

1. «Le moyen détourné est la nouvelle ligne à suivre» en marketing. Il est désormais révolu le temps où nous pouvions faire entrer dans un moule marketing parfait les clients potentiels. Ces derniers ne suivent plus les étapes une à une de façon logique, et les annonceurs ne peuvent pas les guider parfaitement d'une notoriété de catégorie... à une notoriété de marque... et ultimement à une intention d'achat et à l'achat lui-même. Le marketing doit adopter le nouveau parcours des consommateurs, avec ces multiples possibilités de points de communication parmi lesquels les consommateurs naviguent à tout moment et de la façon dont ils choisissent de le faire; ce qui est extrêmement plus compliqué. Aucun cycle d'achat n'est identique, et à titre de spécialistes marketing, nous devons adhérer à cette nouvelle réalité. 

2. L'utilisation intelligente des données, dans les plateformes, s'avère maintenant et dorénavant la seule manière de répondre aux attentes des consommateurs. L'idée des «données volumineuses» fait paniquer la plupart des annonceurs, et, dans ces moments de panique, ils prennent encore plus de retard. Selon Geoff Ramsey, président et cofondateur d'eMarketer, la seule manière d'obtenir le tableau complet consiste à rassembler les données, soit en recueillant les identités multiplateformes, issues du flot de données provenant des activités sur les appareils mobiles, les réseaux sociaux et les vidéos.

3. Le marketing en temps réel est le Saint-Graal.
Les gens d'aujourd'hui savent ce qu'ils veulent, et ils le désirent maintenant. Cela exerce un impact majeur sur la manière dont nous, comme annonceurs et publicitaires, engageons nos marques auprès des consommateurs. Les jours où nous prenions six mois ou même un an à élaborer une campagne publicitaire complète sont, pour la plupart, maintenant loin derrière nous en raison de l'empressement envers le marketing en temps réel, qui continue de se manifester. Cependant, peu d'annonceurs ou leurs agences ont évolué afin d'être en mesure de respecter un engagement en temps réel sur une base courante, de manière à garder le rythme avec la demande des consommateurs. Pourtant, c'est dans cette direction que le monde s'oriente: s'intégrer dans la vie des consommateurs et dans la culture du moment présent, c'est nettement plus pertinent que de véhiculer des messages génériques à ceux-ci selon le plan de communication de l'annonceur. 

4. Moins de 5% des spécialistes en marketing comprennent l'importance qu'occupe le mobile aujourd'hui. Les statistiques démontrent que le Nord-Américain moyen vérifie son appareil mobile au moins 100 fois par jour. De plus, son emploi, et notre dépendance envers nos appareils ne feront qu'accroître. Cependant, la grande majorité des annonceurs déploient peu d'efforts pour l'intégrer dans leur stratégie numérique. Les consommateurs progressent beaucoup plus vite que les annonceurs, lesquels essaient de les séduire. Lorsque les annonceurs en prendront vraiment conscience, ils auront beaucoup de rattrapage à effectuer.

5. Le mobile doit être traité de façon totalement différente que des autres appareils numériques. En résumé: les téléphones intelligents représentent des appareils sur demande, lesquels requièrent des réponses sur demande. Ainsi, les marques doivent porter toute leur attention à satisfaire les besoins des consommateurs, non passimplement à pousser leurs produits. Avec le mobile, le pouvoir s'oriente encore plus entre les mains du consommateur et il incombe aux marques de répondre à leurs besoins et à leurs attentes à tout moment. Le consommateur, et non l'annonceur, établit le contexte dans lequel a lieu l'interaction avec la marque sur le mobile.

6. Gérer les budgets vidéo avec une vision globale.
La consommation des vidéos en ligne par les consommateurs est en plein essor. En fait, selon un article paru récemment dans le Globe & Mail, 92% des Canadiens regardent des vidéos en ligne, nous classant ainsi au deuxième rang dans le monde, derrière seulement la Grande-Bretagne. En moyenne, nous regardons 291 vidéos (totalisant 25 heures) en ligne chaque mois. Et nous les regardons sur nos ordinateurs, nos téléviseurs connectés et nos appareils mobiles. Pourtant, dans la plupart des services de planification médias, la télévision et le vidéo en ligne sont traités en «silos» (si la vidéo est utilisée). Cependant, avec les nouvelles données et les nouvelles technologies offertes, la planification de la télévision et de la vidéo sont prêtes à fusionner. Cela permet aux publicitaires d'utiliser la télévision pour atteindre les grands consommateurs de télévision, et d'utiliser les vidéos en ligne pour toucher les consommateurs pas exposés aux publicités diffusées à la télé. Cela leur permet aussi de cibler très précisément les visionneurs, de livrer un message adapté et de faire du marketing en temps réel. Il est temps que ces deux médias cessent de rivaliser et qu'ils commencent à se complémenter.»

Diane Ridgway-Cross, vice-présidente exécutive de Marketel 

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