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Commerce programmatique, le Québec sous indexé dans le Canada

Alors que le commerce programmatique poursuit sa croissance au pays, le Québec reste sous indexé en volume d'impressions par rapport à sa population. 

Tel que le révèle le Rapport trimestriel sur le commerce programmatique publié par Média Experts, 2013 fut une année marquante au Canada pour ce volet du marketing qui consiste en l'automatisation des processus d'achat média. En fait, le marché d'achats d'enchères en temps réel y affiche une croissance de 21% par rapport au même trimestre l'an dernier. 

Le secteur mobile, en pourcentage de l'inventaire programmatique total au Canada, a pour sa part connu une croissance de 100 % en 2013, passant de 3,82 % du volume total au premier trimestre à 7,8 % de l'inventaire au quatrième trimestre. Pendant ce dernier trimestre, une hausse de 59 % de l'inventaire mobile par ailleurs été enregistrée. 

À l'échelle mondiale, le Canada a glissé d'un rang par rapport à l'an dernier, passant du sixième au septième rang. Par contre, proportionnellement à sa population, il se retrouve considérablement surindexé en terme d'inventaire programmatique, signe, selon les auteurs du rapport, que le marché local est robuste et en pleine croissance.  

Deuxième province la plus peuplée au pays, c'est toutefois la situation contraire qui prime au Québec. En fait, alors qu'il compte 23,61 % de la population canadienne, on lui attribue seulement un peu moins d'un cinquième (19,97 %) du volume d'impressions par province.

«Depuis la naissance du commerce programmatique au Canada, les éditeurs de contenu du Québec ont été réticents à l'idée de rendre leur inventaire disponible à l'enchère, évitant les achats en temps-réel au profit de ventes directes avec les annonceurs et leurs agences médias, souligne-t-on dans le rapport. L'autre facteur d'influence est que la langue maternelle de la majorité des Québécois est le français, ils sont donc plus à l'aise à consommer des nouvelles, du sport et de la culture en français. Par conséquent, les Québécois passent moins de temps en ligne à naviguer sur l'éventail de sites canadiens et américains, (dont l'inventaire représente la plus grosse part du marché), que leurs camarades canadiens des provinces voisines».

Au deuxième rang malgré tout pour les parts d'impression au pays, le Québec est suivi de la Colombie-Britannique et de l'Alberta. 

Pour plus d'information sur le Rapport trimestriel sur le commerce programmatique de Média Experts, cliquez ici.  

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