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Les Canadiens font peu confiance à la publicité en ligne

Si 67% ont une opinion «quelque peu favorable» de la publicité, celle diffusée dans les médias traditionnels est perçue comme plus digne de confiance, selon le plus récent rapport NCP, qui contient pour la première fois des données spécifiques aux francophones.

C’est ce que dévoile le plus récent rapport des Normes canadiennes de la publicité (NCP).  

Les médias traditionnels, surtout imprimés, restent les mieux perçus en matière de vérité et d’exactitude, avec les annonces imprimées dans les journaux en tête, qui obtiennent un taux de confiance de 66%. On retrouve à l’autre bout les publicités de type «pop-up» en ligne, avec un maigre 10% sur la même échelle. 

En fait, les sept dernières places de ce palmarès sont occupées par des formes de publicité numérique, par exemple courriels promotionnels, bannières ou pré-roll. Ainsi, 40% des gens ne cliquent sur les publicités en ligne; les francophones sont néanmoins plus enclins à le faire que les anglophones s’ils croient qu'elles ne sont pas trompeuses (39% contre 28%).

D’ailleurs, NCP consacre une partie de son rapport à la publicité native, révélant qu’elle demeure méconnue des Canadiens: un peu plus de la moitié avaient déjà entendu parler de «contenu commandité», «contenu de marque» ou «advertorial content». Pourtant, près de neuf sur 10 se disaient dérangés de constater que ce qu’ils croyaient d’abord être du contenu rédactionnel s’avérait être une publicité (ces statistiques concernent la publicité native en ligne). 

Aussi, les Canadiens demandent plus de clarté concernant les termes utilisés pour distinguer l’un de l’autre. Si «contenu commandité» et «contenu de marque» sont compris par la majorité, plusieurs hésitent devant certaines publications apparaissant dans leurs réseaux sociaux, les résultats de leurs recherches internet ou certains suppléments d’information.  

Le rapport sert aussi à tâter le pouls des Canadiens sur ce qu’ils jugent acceptable ou non en matière publicitaire. Ainsi, 42% ont été exposés récemment à une publicité qu’ils qualifieraient d’«inacceptable» (fait intéressant, ce taux chute à 32% lorsqu’on isole les francophones). 

Lorsqu’on interroge les Canadiens sur ce qu’ils trouvent inacceptable en matière de publicité, la fausse représentation d’un produit ou d'un service arrive en tête (24% des gens, le plus souvent dans des catégories de publicité touchant voitures, partis politiques ou produits de santé), suivie d’une représentation du sexisme (21% des gens, le plus souvent dans les vêtements, meubles ou produits pour la maison). Enfin, 65% des Canadiens ont déjà modifié leurs habitudes de consommation en réaction à une pub leur ayant déplu. 

Consultez le rapport complet en suivant ce lien

L’enquête des NCP a été menée en partenariat avec Infopresse. Elle contient pour la première fois des données spécifiques aux Québécois. En effet, l'échantillonnage québécois ayant servi à l'étude est surdimensionné afin de permettre la comparaison entre l'attitude des francophones et des anglophones par rapport à la publicité.

De plus, les résultats seront présentés et analysés par David Herle, associé principal de The Gandalf Group, le 13 novembre prochain à Montréal, lors de la conférence d’automne de NCP. L’événement se tiendra (en anglais) à l'hôtel Loews Hôtel Vogue, à 8h30. 

Cette étude a été réalisée par The Gandalf Group, fournisseur de recherches sur l’opinion publique et de services-conseils en communications stratégiques et en gestion d’enjeux. 

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