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Hugo Léger sera président du jury Créa 2015

Le vice-président, création, de DentsuBos présidera la 10e édition du concours, qu’il présente dans cet entretien comme son «dernier tour de piste». 

hugo léger

vice-président, création, de dentsubos

Que représente pour vous la présidence de ce concours?
Il y a plusieurs années, je m’étais promis de ne plus jamais participer à un jury. Parce qu’on m’avait assez vu, pour laisser la place aux jeunes, pour me sevrer des concours dont je ridiculisais la multiplication. C’était avant cette invitation que je ne pouvais refuser. Mon dernier tour de piste. Clown en chef. Dans un cirque que je connais. Allez, on y va. À court terme, la présidence représente le stress de rassembler un jury éclairé et éclairant que je vais aimer, le défi de faire les choix les plus pertinents au moment des délibérations et, finalement, de regarder trois jours de pub sans m’endormir ou m’enfuir en courant. 

Que signifie le concours Créa pour vous?
C’est le plus important à mes yeux. S’il ne devait en exister qu’un, ce serait celui-là. C’est notre concours, jugé par nos pairs. Dans notre cour. Si Cannes, c’est la cerise, les Créa, c’est le gâteau. J’ai toujours envie de dire à un jeune créatif: commence par gagner un Créa avant de te voir parader sur la Croisette.

Les Créa, c’est aussi le party de famille de l’année, avec les enfants turbulents et les mon'oncles radoteux. Les chialeux et les belles-mères qui répètent, année après année, que ce n’est pas une bonne année. Quelque chose d’un peu sectaire et consanguin pour célébrer notre unicité et notre culture. Et qui n’intéresse personne d’autre que nous. Mais c’est suffisant.

Le Québec est condamné à être encore meilleur.

Quel est votre vision pour cette 10e édition du concours Créa?
En 2014, toute l’industrie québécoise de la publicité a piqué du nez. Une annus horribilis. La perte de comptes importants, Air Canada, Volkswagen, Rogers, Honda, Telus, a fait reculer la profession. Danse-t-on sur un champ de ruines? Pas encore, mais il faut relever la tête. Au-delà des gagnants de cette 10e édition, l’industrie au complet a besoin d’un gros câlin. Le Québec est condamné à être encore meilleur. À faire mieux avec moins. Nous sommes condamnés à être originaux. Aventuriers. Coureurs des bois. Bref, à rester nous-mêmes. La souplesse, nous l’avons. La créativité, aussi. À défaut d’argent, le Québec aura le talent.

Dans ce contexte, je ne surprendrai personne en disant que je veux célébrer l’originalité des idées, la pertinence du propos et la communication qui connecte avec son public. La pub doit être populaire, ou, à tout le moins, lisible. Sinon, elle ne remplit qu’à moitié sa part du contrat. Voilà tout un programme, comme on dit (encore) à la tévé.

Le concours Créa, dont c’est la 10e édition cette année, sera lancé à la fin d'octobre. Il est une initiative d’Infopresse, en association avec l'AAPQ.

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