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Les suites de la fusion Molson-Coors

La fusion entre Molson et Coors ne devrait pas entraîner pour l'heure de bouleversement dans les plans de communication et de marketing du brasseur canadien, d'autant plus que des experts estiment que les consommateurs vont rester fidèles à la marque.

"Molson comme Coors vont continuer de mener leurs affaires comme avant", a dit aux médias Sylvia Morin, porte-parole de Molson. "Nos opérations de commandite, entre autres, vont être poursuivies de la même manière qu'auparavant."

Ainsi, l'organisation du Molson Indy s'est fait confirmer la continuité de la commandite du brasseur. Du côté des Expos, le contrat d'un an va être mené jusqu'à son terme et probablement être renouvelée, selon la direction de l'équipe de baseball. Les Alouettes de Montréal ont signé avec Molson une entente de cinq ans qui se terminera en 2006. Quant aux Canadiens, le brasseur détient toujours 20% des parts du club de hockey.

De plus, des experts ont indiqué à la Presse Canadienne qu'ils ne pensaient pas que les consommateurs changeraient leurs habitudes à cause de la fusion avec une entreprise américaine. "Se soucie-t-on vraiment du fait qu'une entreprise canadienne passe sous la coupe d'une entreprise américaine?", a dit Dan Ondrack, spécialiste des questions de fusion d'entreprises à l'Université de Toronto. "Pourvu que les Canadiens continuent de voir leur Molson sur les tablettes, avec le même design et la même saveur, ils vont complètement oublier la fusion." Pour étayer son propos, il s'appuie sur différents exemples, comme l'acquisition en 1995 de Tim Horton's par l'américaine Wendy's International, qui n'empêche pas un grand nombre de Canadiens de toujours croire que la chaîne de restauration rapide est une propriété canadienne.

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