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Gosselin affirme respecter les règles

Gilles-André Gosselin, le président de l'agence Gosselin Communications, a soutenu avoir respecté les règles pour ses contrats gouvernementaux liés au programme des commandites fédérales.

Il a affirmé devant le comité des comptes publics avoir "toujours obtenu et exécuté [ses] contrats selon les règles", et il a contredit le rapport de la vérificatrice générale Sheila Fraser en indiquant que les deux tiers des sommes gérées par son agence étaient destinées à des projets en dehors du Québec. Il a également dit que ses contacts avec le fonctionnaire Charles Guité, chargé du programme des commandites, consistaient essentiellement à demander des précisions sur la gestion du programme.

Dans son témoignage, M. Gosselin a fait plusieurs autres déclarations. Il a notamment reconnu:
* être un ami de Charles Guité depuis les années 80: "Mais je n'ai jamais profité de cette amitié pour obtenir des contrats", a-t-il dit;
* avoir embauché Mario Parent, tout juste retraité du ministère des Travaux publics, où il s'occupait du programme de commandites: "Mais je considère qu'il n'y a pas là de conflit d'intérêt", a-t-il dit;
* avoir réalisé 33 rapports sur le projet Bluenose: "Mais je ne comprends pas pourquoi la vérificatrice générale n'a pas pu les consulter", a-t-il dit;
* avoir présenté une facturation personnelle de plus de 3 000 heures de travail en 1997 pour un salaire supérieur à 600 000$: "J'ai énormément travaillé, car nous ouvrions un bureau à Ottawa et les commandites arrivaient à un rythme fou", a-t-il dit devant le comité parlementaire.

Par ailleurs, Sheila Fraser a officiellement répondu à plusieurs critiques faites par des témoins devant le comité parlementaire chargé de faire la lumière sur l'affaire des commandites. "Nos conclusions au sujet du programme de commandite du gouvernement, de 1997 à 2001, sont sérieuses", a-t-elle écrit dans une lettre adressée au comité. "La vérification démontre un non-respect généralisé des règles d'adjudication des contrats. Il y avait peu de documents et peu de preuves d'une analyse en faveur de l'octroi de plus de 250 millions$."

La lettre a été envoyée un jour après que John Hayter, président et chef de la direction de l'agence Vickers & Benson, eut déclaré que la vérificatrice générale semblait avoir "confondu commissions d'agences, honoraires professionnels et coûts de production" (pour plus de détails, cliquez ici).

Charles Guité a soutenu que Mme Fraser avait tenu des propos "inexacts et trompeurs" (pour plus de détails, cliquez ici). Quant à Claude Boulay, l'ex-président de l'agence Everest, il a avancé que plusieurs des documents que Mme Fraser avait dit ne pas avoir été en mesure de consulter se trouvaient dans les locaux des sociétés privées ayant pris part au programme (pour plus de détails, cliquez ici).

Mme Fraser a rejeté toutes ces accusations. "Les responsables fédéraux ont le devoir de garder à portée de la main les documents nécessaires afin de justifier leurs propres décisions, a-t-elle écrit. Il n'est tout simplement pas suffisant d'espérer ou de croire que la documentation est détenue par d'autres parties." La vérificatrice générale a déjà comparu devant le comité parlementaire. Elle doit encore s'y présenter lundi.

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