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BCP demande à Fraser de rectifier le tir

Le 20 février dernier, la direction de l'agence BCP a officiellement demandé à la vérificatrice générale Sheila Fraser de "corriger publiquement la dérive médiatique" provoquée par son rapport sur le programme des commandites fédérales. À ce jour, BCP n'a reçu aucune réponse du bureau de la vérificatrice générale.

La demande de BCP a été transmise par son bureau d'avocats, McCarthy Tétrault. "Nous avons la conviction qu'en aucun moment vous n'avez cherché sciemment à mettre en cause l'intégrité contractuelle des mandats octroyés et l'intégrité professionnelle de BCP, et encore moins avez-vous mis en doute la probité des dirigeants de BCP", mentionne la lettre envoyée par la direction de BCP.

"Le problème, c'est qu'on se retrouve associés, dans beaucoup de reportages, au scandale des commandites, avec lequel nous n'avons absolument rien à voir", dit John Parisella, le président de BCP. "Et, en ce qui concerne l'attribution de mandats publicitaires, nous avons déjà indiqué que nous avons respecté toutes les règles."

Rappelons que le rapport Fraser indiquait que BCP avait obtenu en 1994 un contrat sans appel d'offres pour le compte de Tourisme Canada, une allégation que BCP avait déjà réfutée (pour plus de détails, cliquez ici). (Pour télécharger le rapport Fraser, cliquez ici.) (PDF.)

Par ailleurs, BCP a obtenu que le Journal de Montréal publie un erratum concernant un article sur l'affaire des commandites. L'erratum est le suivant: "Dans le cadre de notre reportage sur les commandites du gouvernement fédéral, la mise en pages de notre édition du jeudi 4 mars aurait pu laisser croire que l'agence de publicité BCP était associée aux scandales qui y étaient dénoncés. Le Journal de Montréal tient à signaler que cette impression est erronée et regrette si elle a pu ainsi causer quelque tort à BCP et aux personnes qui y travaillent."

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