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Sanctions dans l'affaire des commandites

Le premier ministre Paul Martin a suspendu trois présidents de sociétés d'État essentiellement pour leur implication présumée dans l'affaire des commandites fédérales. Il s'agit de Michel Venat, de la Banque de développement du Canada, Marc Lefrançois, de Via Rail, et André Ouellet, de Postes Canada.

M. Venat, également impliqué dans l'affaire François Beaudoin, l'ex-dirigeant de la banque, à qui celle-ci doit verser une compensation, ainsi que M. Lefrançois sont suspendus sans solde jusqu'à la décision du juge Denis, attendue le 1er mars. Ils ont jusqu'à cette date pour s'expliquer et convaincre le premier ministre qu'ils méritent de rester en poste.

M. Ouellet, quant à lui, est suspendu avec rémunération dans l'attente de rapports internes sur l'affaire des commandites. Les allégations contre la société des postes dans cette affaire ne le concernent pas directement pour l'instant.

Pour expliquer cette décision, le premier ministre a affirmé que la confiance dans les sociétés d'État était vitale pour le gouvernement et les citoyens. De fait, la Banque de développement du Canada, Via Rail et Postes Canada sont trois sociétés de la Couronne à être citées dans le rapport de la vérificatrice générale Sheila Fraser sur les commandites fédérales. Ce rapport dénonce aussi le rôle de la GRC et des Travaux publics dans cette affaire. (Pour plus de détails, cliquez ici.)

Par ailleurs, David Anderson, le ministre fédéral de l'Environnement, s'est défendu hier d'avoir été mêlé à l'affaire qui secoue actuellement le gouvernement Martin. Il répondait ainsi aux révélations de Jamie Kelley, l'organisateur d'un festival de musique de Victoria (Colombie-Britannique), qui avait obtenu 50 000$ du programme des commandites en 2001 sans avoir à remplir le moindre formulaire de demande.

M. Kelley, un ex-membre du Parti libéral, a affirmé qu'après avoir été mis en contact avec le bureau du ministre Anderson, il n'avait eu qu'à écrire une lettre à Pierre Tremblay, l'ancien chef de cabinet d'Alfonso Gagliano et fonctionnaire responsable du programme des commandites fédérales, pour obtenir l'argent qui lui avait été finalement versé par l'agence montréalaise Media Ida Vision. M. Kelley estime que son appartenance au Parti libéral lui a permis de profiter de cette "caisse noire" des Libéraux.

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