La référence des professionnels
des communications et du design

Réactions au rapport Fraser

À la suite du dépôt du rapport de la vérificatrice générale Sheila Fraser sur le programme des commandites fédérales, l'agence Groupaction et Via Rail Canada se sont défendues d'avoir mal agi dans cette affaire. Les deux sociétés ont divulgué leurs réactions par voie de communiqué.

Ainsi, la direction de Groupaction indique qu'elle a "collaboré volontairement à chaque étape de la vérification, incluant celle menée par "Conseil et Vérification Canada", qui a porté sur un nombre élevé de mandats de commandite et de publicité étalés sur plusieurs années". Elle souligne que "tous les mandats reçus par Groupaction ont fait l'objet de contrats dûment émis".

La direction de l'agence ajoute: "Groupaction n'a pas reçu de mandats pour faire des rapports. Cependant, le dépôt d'un rapport post-mortem et de pièces justificatives a toujours été un prérequis incontournable pour l'obtention d'un paiement final à la fin d'un mandat de gestion de commandites. Bien que la forme que pouvait prendre ce rapport post-mortem dépendait de la nature du mandat, l'obligation administrative non remplie avait pour effet de bloquer les règlements des sommes dues tant aux promoteurs qu'aux agences. Groupaction a toujours vu au respect de cette obligation."

Elle affirme également: "Groupaction n'a jamais fait de photocopies en guise de rapport."

Enfin, Groupaction se dit "victime" d'une "situation malheureuse" qui a anéanti plus de 20 ans de travail et une centaine d'emplois.

De son côté, la direction de Via Rail Canada affirme que "la société d'État n'a payé aucune commission à quiconque dans la conduite des transactions de communication et de commandite dont il est fait mention dans le rapport de la vérificatrice et qui remontent aux années 1997 à 2000". Elle ajoute que "les autorités de la société de transport-passagers confirment avoir reçu pleine et juste valeur pour les sommes consacrées à ces initiatives".

Rappelons que selon le rapport de Mme Fraser, des 250 millions$ dépensés entre 1997 et 2002 dans le cadre du programme de commandites, 100 millions$ ont été versés en commissions et honoraires à des agences de publicité québécoises proches du Parti libéral du Canada pour promouvoir le fédéralisme au Québec. Et des sociétés d'État, dont Via Rail et la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ont participé à "un stratagème permettant aux agences de publicité de toucher de généreuses commissions", indique le rapport. (Pour plus de détails, cliquez ici.)

"C'est vraiment inquiétant, et la seule conclusion à laquelle l'on peut arriver, c'est que les transactions ont été conçues pour verser des commissions à des agences de communication qui n'ont pas livré de services", a dit Sheila Fraser mardi en conférence de presse. "Elles encaissaient un chèque et émettaient un autre chèque. Elles ne faisaient aucun service."

Et vous, que pensez-vous de l'affaire des commandites fédérales? Envoyez-nous vos commentaires, que nous publierons dans un prochain Quotidien Infopresse, en cliquant ici.

comments powered by Disqus