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Trop de pub tue la pub

Au Québec, "Histoires de filles", de TVA, est l'émission qui a le plus haut niveau d'encombrement publicitaire, avec une moyenne de 17,1 minutes de publicité par heure, selon une étude divulguée par l’Association canadienne des annonceurs (ACA). Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) n'en autorise que 12 minutes par heure (hormis les messages d'intérêt public et d'autopromotion).

“Un encombrement publicitaire grandissant diminue l’efficacité non seulement des campagnes publicitaires des annonceurs mais également de tout le média publicitaire que constitue la télévision”, s'inquiète Bob Reaume, vice-président, média et recherche, de l'ACA.

De manière plus générale, l'ACA constate que l'encombrement publicitaire à la télévision canadienne a atteint des niveaux sans précédents. Ainsi, le jour (matin et après-midi)  représente la période la plus encombrée, avec des niveaux aussi hauts que 15,4 minutes par heure de publicité dans le marché de Montréal anglais. Et les chaînes spécialisées présentent un niveau d'encombrement nettement inférieur à celui des chaînes conventionnelles.

Ces données sont issues de la première étude exhaustive sur l’encombrement publicitaire des chaînes de télévision canadiennes, intitulée "Blind Date: The 2002 Canadian Television Commercial Monitoring Report". Celle-ci examine le “contenu hors programmation” des chaînes canadiennes dans neuf marchés et auprès de certaines chaînes spécialisées. En plus de l’ACA, cinq autres organisations ont appuyé et supporté financièrement cette étude: le Conseil des directeurs médias du Canada (CMDC), l’Institut des communications et de la publicité (ICA), le Conseil des directeurs médias du Québec (CDMQ), le Conseil des directeurs médias de Vancouver (VMDC) et l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ).

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