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Les commentaires de Jean-Jacques Stréliski: le lion est mort, ce soir

Dans la jungle, terrible jungle de la pub, le lion est mort ce soir. Cannes 2002 s’est éteinte de ses feux. Mille feux d’artifice dans une belle nuit de St-Jean (ou presque). En fait, c’est l’artifice de tous ses feux qui vient de s’éteindre. Et ça fait du bien. Je roule vers l’autre mer, la vraie, l’Atlantique en traversant la France. Direction l’île de Ré. La beauté sans artifices.

Chemin faisant, je repense à Cannes, et le bilan que je peux dresser est, somme toute, assez positif. Car, en dehors de l’insupportable et habituelle parade des cocos et cocottes d’azur, il est assez rare que Cannes me fasse un tel effet. Comme si soudain la qualité de la pub devenait à la fois plus marquée mais également plus accessible. La pub devient plus vraie, plus honnête. Moins quétaine. Un petit côté, “c’est vrai, c’est moi” qui me plaît bien en vérité. Ikea (le chien), Nike (Tag) et le Bud Light (Frigo, du Canada) en font l’éclatante démonstration.

Comme d’habitude, je ne suis pas d’accord avec les grands prix. J’aurais choisi KY en imprimé et X-Box en film, mais tant pis. C’est bien quand-même. Les Québécois sont repartis contents. Les mains et les poches vides, comme d’habitude. Le coeur est plein, c’est l’essentiel. Les Québécois sont ainsi faits. On se dit: “L’année prochaine, c’est sûr, on va gagner!” Et puis, c’est au retour que ça se gâte. Ça doit être la faute des clients.

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