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Omnicom dans l'eau chaude

La société de portefeuille internationale Omnicom, dont le siège social est situé à New York, est soupçonnée d'irrégularités dans la présentation de ses résultats financiers. Tout a débuté avec la publication, le 12 juin dernier, d'un article dans le Wall Street Journal indiquant que le départ de l'un de ses administrateurs, Robert J. Callander, était lié à un manque de transparence dans les avoirs d'Omnicom dans Seneca, une société de portefeuille détenant des actions dans plusieurs entreprises Internet. L'objectif aurait été de camoufler les pertes d'Omnicom dans le secteur interactif. L'article traitait aussi aussi des méthodes de comptabilité quant à la mesure de la croissance organique d'Omnicom, que l'entreprise devrait plutôt à des acquisitions.

Par ailleurs, il y a quelques jours, Omnicom délaissait le cabinet Arthur Andersen, qui était au cœur de la controverse sur Enron, aux États-Unis. Omnicom, qui a opté pour KPMG, est la dernière entreprise de communication à rompre ses relations avec la firme comptable, WPP et Bcom3 l'ayant délaissée au printemps. Cette décision va à l'encontre de la rumeur voulant qu'Omnicom recrute Ernst & Young, qui a rapatrié les employés d'Arthur Andersen qui travaillaient sur le compte d'Omnicom.

Omnicom fait actuellement face à une poursuite intentée par des détenteurs d'actions, pour avoir omis de transmettre des données susceptibles d'influencer le cours de l'action. Le Security Exchange Communission (Sec) a demandé à Omnicom, il y a trois jours, de lui fournir les documents relatifs au départ des administrateurs Robert J. Callander et de Richard Beattie (ce dernier a quitté le conseil d'Omnicom en janvier). Le Sec veut aussi des précisions quant aux motifs de changement de firme comptable.

Depuis la parution de l'article dans le Wall Street Journal, la valeur de l'action d'Omnicom a chuté de 27%.

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