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Rebondissements dans l'histoire des liens entre Everest et le Fédéral

Les quotidiens Le Devoir et La Presse ont fait leur une, ce matin, sur les liens entre Groupe Everest et le gouvernement fédéral, chacun sur des points différents. Ainsi, Le Devoir indique que l'agence montréalaise aurait "encaissé des commissions des deux côtés de la clôture: d'abord du gouvernement du Canada, à titre de gestionnaire de la commandite, mais aussi des organismes commandités, qui ont eu recours à son entremise pour avoir accès à la manne fédérale". Le quotidien cite plusieurs exemples, dont celui du mandat de la Ville de Sherbrooke en 1997 et en 1998 pour solliciter une commandite du gouvernement fédéral afin de financer le calendrier municipal. Cette opération aurait permis à Everest et sa filiale Media IDA Vision d'empocher des deux bords un total de 13 750$ en 1997 et de 13 950$ en 1998. Joint par La Presse, Don Boudria, ministre des Travaux publics, s'est étonné de telles pratiques: "Jamais personne n'a porté ça à mon attention. C'est la première fois que j'entends parler de ça", a-t-il dit.

De son côté, La Presse a découvert que M. Boudria a passé une fin de semaine de ski avec sa famille dans le chalet de Claude Boulay, président de Groupe Everest. Cela est survenu en mars dernier, deux mois après la nomination de M. Boudria. L'information a été confirmée par le ministère et par l'agence. Le quotidien souligne que l'article 20 du code de conduite des ministres adopté par le gouvernement Chrétien en 1994 stipule que "le titulaire d'une charge publique doit refuser tout cadeau, marque d'hospitalité ou autre avantage qui risque d'avoir une influence sur son jugement et sur l'exercice de ses fonctions officielles."

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