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Encore Groupaction

Relativement à des mandats obtenus séparément auprès du gouvernement fédéral, les agences Groupaction-Gosselin et Lafleur Communication auraient accordé, fin 1999-début 2000, des contrats de sous-traitance à des entreprises affiliées sans faire d'appel d'offres, comme la loi l'exige.

Selon un article paru ce matin dans le quotidien The Globe and Mail, le gouvernement avait mandaté les deux agences pour la conception d'objets promotionnels (balles de golf, t-shirts, tasses, etc.). Celles-ci auraient ensuite fait affaire avec des entreprises détenues par leurs propres fils: Lafleur Communication - acquise depuis par Groupaction - aurait ainsi conclu un contrat de 558 000$ avec Publicité Dezert, société d'Éric Lafleur, le fils du président de Lafleur Communication, Jean Lafleur; de son côté, un contrat de 32 000$ aurait été signé entre Groupaction-Gosselin et Unicom, entreprise dirigée par Nicolas Gosselin, le fils de Gilles-André Gosselin.

L'article précise qu'Éric Lafleur était également directeur de compte pour le gouvernement fédéral au sein de Lafleur Communication, fonction pour laquelle il percevait un montant de 245$ par heure. De plus, dans le cadre de ses commissions, Lafleur Communication aurait facturé au gouvernement des honoraires supplémentaires s'élevant à 6 105$, sans justification.

Le Globe and Mail rappelle en outre que les deux agences étaient des donateurs importants du Parti Libéral. Groupaction et sa filiale Groupaction-Gosselin lui ont versé un total de 51 919$ en 1999, tandis que Lafleur Communication a donné 21 902$.

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