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Rebondissements dans l'affaire des rapports de Groupaction

L'agence montréalaise Groupaction aurait remis au gouvernement fédéral trois rapports sur sa visibilité, tous quasi identiques, pour une facture globale estimée à 1 625 000 $. C'est ce qu'a rapporté hier le Réseau de l'information, qui a découvert un troisième rapport daté de 1996, alors que l'agence est dans l'eau chaude depuis plusieurs jours à la suite de la découverte de deux rapports douteux émis en 1998 et en 1999.

L'affaire a éclaté il y a un peu plus d'une semaine quand le quotidien le Globe and Mail a dévoilé que Groupaction avait reçu la somme de 550 000 $ pour un rapport produit en 1998 pour le ministère des Travaux Publics et dont ni le gouvernement ni l'agence ne retrouvait la trace. Quelques jours plus tard, Groupaction annonçait qu'elle était parvenue à retrouver une partie du rapport, essentiellement d'une liste d'événements, en affirmant avoir travaillé plus de 3 000 heures sur le projet.

Peu après, les médias découvraient l'existence d'un rapport presque identique datant de 1999. Ce dernier a valu à Groupaction de recevoir des honoraires de 575 000$. Enfin, le troisième rapport a été remis au ministère en 1997 et a permis à Groupaction de toucher 500 000 $.

Il est à noter que Groupaction et ses filiales ont versé 190 000 $ entre 1996 et 2000 à la caisse électorale du Parti Libéral du Canada.

Jean Brault, président de Groupaction, avait annoncé hier par voie de communiqué que l'agence entendait collaborer entièrement à l'enquête du bureau de la vérificatrice générale du Canada Sheila Fraser concernant les rapports de visibilité fournis au gouvernement fédéral. "Nous serons très heureux de collaborer pour que toute la lumière soit faite et qu'il n'y ait plus aucune confusion", déclarait-il. Jointe ce matin par Infopresse.com, l'agence n'a pas souhaité apporter de commentaire supplémentaire sur cette affaire.

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