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Bell Média mise sur la collaboration

Luc Sabbatini, président, ventes, de Bell Média.

Depuis l'acquisition d'Astral par Bell en juin dernier, le groupe média a revu ses méthodes; entretien avec Luc Sabbatini, président, ventes, de Bell Média.

Quels ont été les grands changements au sein de votre entreprise ces derniers mois?
Nous avons misé sur la collaboration, d'abord à l'interne. La première étape a été de sortir les ventes de toutes les unités, affichage, radio, télé et numérique, puis de créer l'unité Bell Média Ventes. Nos employés, parfois dispersés auparavant, se trouvent désormais dans un unique bureau, à Montréal, Toronto ou Vancouver. Dorénavant, toutes les ventes nationales, qui constituent une part importante du chiffre d'affaires de Bell Média, se rapportent à cette unité et à moi.

Quels sont les résultats de cette restructuration? 
Elle nous donne plus de flexibilité et d'agilité, malgré notre taille importante. Au Québec comme au Canada anglais, nous pouvons réaliser un projet pour n'importe quel annonceur, en très peu de temps et selon ses besoins et ses attentes. 

Justement, leurs attentes ont-elles changé depuis les dernières années?
Le mot d'ordre maintenant c'est: multiplateforme. Nos clients veulent pouvoir réaliser des achats en télévision, en radio, en affichage et sur le web; ils souhaitent faire de l'intégration de produits ou encore obtenir des préanalyses ou postanalyses. D'où l'intérêt de mettre l'accent sur la communication constante au sein de nos différents services, en plus de la collaboration à l'externe, avec nos clients.

Ces derniers cherchent à maximiser leur performance financière et veulent un rendement d'investissement: ils s'intéressent à l'intégration, à la créativité média, aux idées qui se propagent sur plusieurs plateformes, et non pas à un achat effectué en silo sur chacune d'elles. 

Avec la taille et le talent au sein de notre entreprise, nous pouvons leur offrir. Tous nos dirigeants en ventes font partie des comités de direction des opérations radio, télé et affichage. Ils sont donc très connectés sur le produit.

Donc, la façon dont on fait de la publicité évolue, elle aussi?
On me demande souvent pourquoi l'on investit tout cet argent en marketing, surtout lors de périodes économiquement difficiles. Mais les grandes marques de ce monde savent qu'on ne peut pas supprimer 10 milliards$ en marketing sans effet. Des marques comme Coca-Cola n'effectuent jamais de telles coupes. Au contraire, elles investissent davantage lorsque les temps sont durs afin de gagner des parts de marché.

La publicité est importante, elle permet de créer une marque forte. Et une marque solide confère de la valeur à une entreprise. 

D'ailleurs, notre division du mix, menée par Michelle LaBarre ici et Debbie Drutz au Canada anglais, nous permet de mieux informer nos clients. Cette unité nous distingue des autres joueurs médias. Elle n'a pas de budget de vente; son équipe visite les annonceurs pour comprendre leurs besoins, brainstormer, leur montrer des initiatives multiplateformes que nous avons réalisées, des inspirations vues ici et ailleurs. Le mix est composé de généralistes, sa structure est horizontale. C'est notamment grâce à notre nouvelle structure qu'il nous est possible d'être aussi flexibles. 

Qu'en est-il de l'image de Bell Média depuis son acquisition d'Astral? Aviez-vous des craintes quant à la fusion de ces deux entités?
Bien sûr. Astral avait une image très amicale, créative, funky; Bell avait une réputation d'être une grosse machine, plus d'affaires. Mais la fusion nous a permis de garder le meilleur des deux mondes. La couleur conviviale d'Astral combinée avec les possibilités de Bell a créé un Bell Média à la fois amical, humain, techno et efficace. Pour le moment, les agences sont très réceptives et heureuses.

Quels seront les défis des prochaines années?
Notre plus grand se trouve dans la communication et la collaboration. De pair avec la passion, ce sont des valeurs importantes au sein de Bell Média. Et elles guident nos décisions. Cela fonctionne: les gens sont stimulés de voir tout ce qu'ils peuvent obtenir en travaillant ensemble, de constater à quel point ils peuvent élever la barre. C'est vrai ici, à Montréal, comme dans nos bureaux de Toronto et de Vancouver.

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