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Confiance des consommateurs: l'analyse

Cliquez ici pour visionner une vidéo résumant les résultats du Baromètre de confiance d'Edelman (en anglais).
Anik Trudel, directrice générale d'Edelman Montréal.

Les entreprises jouissent d'une occasion d'accroître leur leadership sur les enjeux d'industrie; Anik Trudel, directrice générale d'Edelman Montréal, fait le point à la suite de la parution du Baromètre de la confiance 2014, publié par l'agence.

«La Commission Charbonneau et son triste défilé, la saga municipale et ses maires démissionnaires, Stephen Harper et le Sénat, Rob Ford et un nouveau genre de Fordisme, autant d'événements en 2013 qui ont multiplié les meurtrissures aux bras qui portent l'opinion publique.

En fait, au cours de ses 14 ans, jamais le Baromètre de la confiance d'Edelman, sondage regroupant 33 000 personnes dans 27 pays, n'a révélé une confiance aussi faible du public face aux institutions gouvernementales, tant ici que dans le reste du monde. Palmarès peu reluisant, certes, d'autant plus que lesdites institutions se trouvent au bas du classement pour une troisième année consécutive. Autre fait important, nous constatons le plus grand écart historique entre la confiance accordée aux entreprises (56%) et aux gouvernements (42%).

Paradoxalement, deux Canadiens sur trois considèrent que le gouvernement doit jouer un rôle de protection à l'égard des consommateurs afin que les entreprises aient des pratiques d'affaires et des comportements responsables. 

Par ailleurs, 81% des Canadiens croient que le gouvernement ne devrait pas travailler seul dans l'élaboration de politiques, souhaitant que le monde des affaires joue un rôle plus important dans les débats et la mise en oeuvre de règlements. Il y a donc une occasion non négligeable pour les entreprises d'accroître leur leadership dans tout ce qui concerne les enjeux d'industrie. 

Mais, comme on dit, «il n'y en aura pas de facile». Pourquoi? Parce que les chefs de la direction sont encore au bas de l'échelle en matière de crédibilité à titre de porte-paroles, arrivant avant-derniers, tout juste devant... les détenteurs de charges publiques. Comment surmonter cet obstacle pour bénéficier pleinement des possibilités? 

Premièrement, il faut miser sur deux piliers fondamentaux: l'éthique et la transparence. En effet, les résultats du sondage démontrent clairement que les chefs de la direction peuvent rehausser le niveau de confiance envers leur entreprise ainsi qu'eux-mêmes, à condition qu'ils communiquent de façon claire et transparente, qu'ils disent la vérité peu importe qu'elle soit populaire ou non, de même qu'en interagissant fréquemment avec leurs employés.

Deuxièmement, ils doivent transformer leur manière de penser, d'agir et de se présenter au travail. Ils doivent passer de chef de la direction ou des opérations à chef de la mobilisation, afin de créer une culture de transparence, de gestion inclusive et d'engagement. La clé devient donc la capacité de mobiliser les employés et d'en faire des ambassadeurs hors pair, des défenseurs de la marque et de l'entreprise.

Winston Churchill disait de l'optimiste qu'il possède la capacité de voir l'occasion dans la difficulté. À l'heure où le Québec traverse une de ses périodes les plus sombres, le flambeau de la confiance brille faiblement au bout des bras de l'opinion publique. Chefs d'entreprises: c'est maintenant à vous de le porter bien haut.»

À propos du Baromètre de confiance d'Edelman
Le Baromètre de confiance 2014 d'Edelman est le 14e sondage annuel sur la confiance et la crédibilité. Il a été mené par la firme de recherche Edelman Berland au moyen d'entrevues en ligne de 20 minutes effectuées du 16 octobre au 29 novembre 2013. Il est effectué à partir d'un échantillon de 27 000 participants issus de la population générale avec un suréchantillon de 6000 dits informés âgés de 25-64 ans dans 27 pays. 

Suivez le lien suivant pour plus d'information. 

Anik Trudel, directrice générale d'Edelman Montréal

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