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L'exploit de Pixmob au Super Bowl

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L'entreprise québécoise Pixmob, spécialisée en expérience immersive de foule, a réalisé un coup majeur en illuminant la foule lors de la mi-temps du Super Bowl, créant un écran vidéo humain; Infopresse s'entretient avec le directeur technique et associé, Vincent Leclerc.

Pixmob, jusqu'à tout récemment Eski, est à l'origine des 80 000 pixels qui se sont allumés pour activer des vagues de lumière et même recréer une vidéo sur la foule du stade MetLife. 

L'utilisation de cette technologie conçue pour l'événement constituait une première mondiale. Afin de transformer la foule en grand écran, Pixmob et les organisateurs du Super Bowl ont remis à chaque spectateur une tuque sur laquelle se trouvait une diode électroluminescente. Par le sans fil et l'infrarouge, ces diodes allumées formaient des fresques multicolores synchronisées avec la musique, activant ainsi une chorégraphie visuelle prédéterminée. Cette plus récente évolution de la technologie Pixmob permet de créer des effets de vidéo en employant les spectateurs comme une toile.

L'entreprise montréalaise, qui travaille à cette technologie depuis sept ans, avait pour but ultime le Super Bowl, comme l'explique Vincent Leclerc: «Ayant en tête de nous y rendre, nous avons mis en place des mesures pour réaliser des événements de plus en plus gros tout en développant notre technologie en parallèle. Nous l'avons fait évoluer, nous pouvons maintenant recréer des vidéos dans la foule en contrôlant chaque personne individuellement. En réalisant ces nouvelles possibilités, nous avons immédiatement appelé le producteur du Super Bowl.» Dix minutes ont alors suffi pour le conquérir, alors qu'une démo de quatre heures avait été préparée. 

Jusqu'à maintenant, la boîte avait principalement déployé des initiatives dans le monde du spectacle. Le Super Bowl constituait un défi important avec son public différent de celui des festivals et spectacles musicaux, affirme Vincent Leclerc, heureux du résultat de dimanche: «Trois minutes avant le spectacle, seulement une personne sur 10 avait le chapeau sur la tête. Les 80 000 spectateurs ont donc été motivés par l'équipe du Super Bowl qui a entre autres projeté des vidéos pour montrer le résultat. Toute la foule a alors enfilé son chapeau.» 

Pixmob a pu saisir un besoin réel dans l'événementiel, partout dans le monde: «Il y a clairement une demande pour travailler avec la foule directement et créer des effets immersifs visuels­. Juste la semaine dernière, nous avons réalisé des projets sur quatre continents.» 

L'entreprise a tout récemment revampé son image de marque, passant d'Eski à Pixmob. Eski agissait davantage à titre de consultant pour des groupes tels que Moment Factory et le Cirque du Soleil. Avec l'avancement de ses propres technologies, elle a souhaité se concentrer sur ses projets et a actualisé son identité pour devenir Pixmob.

Le studio a de gros projets sur la table dont il ne peut parler encore. Il y a fort à parier qu'il se démarquera à l'échelle mondiale, notamment avec le sport, une avenue intéressante: «C'est clairement un marché qu'on vise, on reçoit des demandes d'un peu partout pour de grands événements. Ce sont les événements les plus rassembleurs, où l'occasion d'augmenter l'expérience de la foule est très grande.»

La créativité montréalaise était doublement à l'honneur dimanche, pour la partie dont l'auditoire était estimé à 125 millions, puisque Moment Factory présentait aussi ses projections sur Super Bowl Boulevard.

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