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Les qualités requises pour les futurs publicitaires

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À la suite de la sixième édition des journées Portes ouvertes en agence, Pascal De Decker, Grégoire Baret, Julie Dubé et Alain Desormiers présentent les qualités requises pour percer dans l'industrie.

* Pascal De Decker, directeur de création exécutif de Taxi Montréal: «La première qualité requise, selon moi, c'est l'écoute. L'écoute des annonceurs, bien entendu, question de comprendre leurs besoins, mais aussi de ceux qui nous entourent tous les jours, à l'épicerie, dans le métro, au cinéma, dans une salle d'attente. Ensuite, l'humilité constitue un autre atout important. Cela peut paraître idiot, mais ce trait se perd parfois très vite une fois qu'on saute dans la dynamique d'une agence. On doit donc avoir l'humilité d'admettre qu'une agence ne peut fonctionner sans l'apport de tous. Mais aussi que le créatif ne peut être un enfant-roi et le service-conseil maître et roi. Tout le monde est au même niveau, au service du client. Trop souvent, l'on oublie que notre client a bâti un empire avant de rencontrer notre agence, aussi bonne soit-elle. On oublie que sans l'apport du client, il y a beaucoup de chances qu'on rate notre coup. Enfin, le dernier élément désiré serait la folie; une peur absolue de la routine. Nos clients viennent nous voir pour qu'on trouve des idées auxquelles ils n'auraient jamais pensé. Des idées qui leur donnent les mains moites. Se contenter de servir le client, de répondre à son brief, c'est choisir de tuer notre métier.»

* Grégoire Baret, vice-président exécutif de Nurun Montréal: «On recherche la curiosité, un sens de l'empathie, c'est-à-dire des profils qui s'intéressent en priorité à ce qui motive les utilisateurs, ce qu'ils cherchent à accomplir. Ça passe par des profils qui comprennent ce qui peut frustrer les consommateurs aussi: leur tension avec une marque ou un produit, les problèmes à résoudre. Plus classiquement, ça nécessite une capacité à travailler avec des disciplines très variées, mais aussi à travailler avec l'annonceur, à ses côtés. Finalement, on cherche des joueurs hybrides, sensibles au design autant qu'à la technologie, ingénieux et en quête de solutions, et qui ont envie d'améliorer la vie des gens grâce au numérique!»

* Julie Dubé, associée et vice-présidente, groupe-conseil, de Lg2: «Faire partie d'une équipe de service-conseil, c'est avant tout connaître à fond son client, ses produits et son industrie. Ça prend des gens passionnés par la publicité, qui possèdent un bon jugement, qui sont diplomates, calmes et flexibles. Ce sont aussi des amoureux d'un bon produit stratégique et créatif. Habituellement, les conseillers ont étudié en marketing ou en communications, mais nous avons des gens de tous les horizons. Le service-conseil, c'est un peu comme un chef d'orchestre pour chaque projet.»

* Alain Desormiers, fondateur et chef de la direction de Touché! PHD : «On doit retrouver un savant dosage de créativité, curiosité, rigueur et réflexion stratégique, allié à un bon sens des affaires et à de fortes aptitudes sociales. Travail d'équipe à 200%. Confort dans le changement continuel. Le sens de l'humour et de l'autodérision sont un atout.»

Notons que l'événement, organisé par l'Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) le 31 janvier, a réuni plus de 500 étudiants répartis dans 29 agences.

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