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Entrevue du président: «Nous sommes revenus aux aspects fondamentaux»

Grégoire Baret, président du jury du concours Boomerang (photo: Gabrielle Sykes - Zetä - assistée de Marc-Olivier Bécotte).

Cette année, avec le président du jury Grégoire Baret, vice-président de Nurun Montréal, les Éditions Infopresse ont décidé de faire évoluer le concours Boomerang: regard sur les nouveautés et améliorations de cette 19e édition.

Qu'est-ce qui marque la différence avec les éditions précédentes?
Nous sommes revenus aux aspects fondamentaux. À savoir qu'au-delà des concepts publicitaires, il fallait récompenser l'intelligence dans la création d'interactions, l'ingéniosité dans l'utilisation de la technologie ou la capacité de relayer des émotions grâce aux interfaces. Autrement dit, nous avons voulu amorcer un virage, puis revoir les catégories et nos critères d'évaluation afin qu'ils correspondent plus adéquatement à la réalité de notre industrie.

Quels critères ont guidé les choix du jury?
On devait être en mesure de constater une intelligence et une pertinence dans le recours aux technologies et aux interactions. Une pièce, aussi originale et créative était-elle, ne pouvait se distinguer sans cette notion d'interactivité. Il y aura certainement des déçus, car nous avons été sévères dans certaines catégories. Toutefois, nous souhaitions envoyer un message précis et être cohérents par rapport à notre positionnement. Un grand prix doit être une référence pour l'industrie du numérique, un exemple d'inspiration pour les prochaines années.

Qu'avez-vous pensé de la cuvée 2013?
Elle a été bonne, étonnamment avancée dans la façon de créer de nouveaux schémas narratifs! Elle nous a permis de découvrir de belles stratégies transmédias, beaucoup d'intelligence d'affaires, une grande qualité au chapitre du design et plusieurs créations originales et innovantes. Nous avons aussi été à même de constater que le numérique ne vit pas uniquement dans des sites et des applications, mais également hors des écrans traditionnels, tout en étant capable d'ajouter une valeur d'utilité ou de service pour le consommateur.

Qu'auriez-vous aimé voir davantage?
La culture de la mobilité prend du temps à se mettre en place. Des sites qui devraient être adaptés aux appareils mobiles ne le sont pas forcément. Par exemple, on retrouve encore des sites destinés au grand public qui utilisent Flash, alors que ces appareils ne le supportent pas. On comprend les contraintes budgétaires et de délais, mais lorsque cette lacune contredit le service ou la promesse de marque des entreprises, cela reste étonnant. Également, l'on aurait aimé voir davantage d'expérimentation et de projets plus décalés par rapport à l'utilisation des objets intelligents et connectés.

Vous avez remis quatre prix artisans. Pourquoi avoir ajouté ces distinctions?
Plusieurs artisans travaillent dans l'ombre, alors que leur rôle est essentiel. Avec ces prix, nous envoyons un signal en montrant qu'au-delà des catégories, des expertises pointues méritent d'être mises de l'avant. Quant à notre décision de récompenser une initiative en lien avec les objets connectés, c'est qu'il y a parfois de ces signaux faibles qu'on souhaite amplifier afin d'attirer l'attention sur ce genre de pratique.

Boomerang est une initiative des Éditions Infopresse présentée par Microsoft, en association avec l'Association des agences de publicité du Québec et le Bureau de la publicité interactive du Canada, en collaboration avec Idéali, iWeb, Mediative et TC Média, en partenariat avec AOL Huffington Post Québec, Atedra, Kijiji, Newad, Oboxmédia, Olive MédiaThe Gazette et Yahoo!.

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