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Opportunisme en pub: malin ou racoleur?

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Workopolis, Guy Nantel: des publicités collées sur l'actualité ont fait les manchettes ces dernières semaines; coup d'oeil sur les plus mémorables. 

La publicité est de plus en plus réactive, notamment avec l'essor des réseaux sociaux, qui permettent de diffuser rapidement les initiatives. «C'est la force de la publicité: rebondir sur des faits d'actualité», estime Arnaud Granata, vice-président et directeur des contenus des Éditions Infopresse, dans le cadre de sa chronique hebdomadaire à l'émission Médium large, aux côtés de Stéphane Mailhiot, planificateur stratégique de Lg2. La dernière semaine aura été faste en matière d'opportunisme publicitaire: le site de recherche d'emplois Workopolis a notamment marqué un grand coup en récupérant à son compte des affiches de candidats défaits aux élections municipales, sur lesquelles était apposé l'autocollant «Bienvenue chez Workopolis».

Par ailleurs, Guy Nantel semble avoir connu moins de succès avec les panneaux publicitaires faisant la promotion de son spectacle Corrompu. Placés dans différentes municipalités, ils annonçaient «Vous entrez maintenant en territoire corrompu.» À Repentigny, le directeur-général de la Ville, David Legault, a demandé à ce qu'on les retire de son territoire, selon ce qu'a rapporté Le Journal de Montréal.

De tels coups de pub permettent notamment de faire parler, surtout lorsqu'ils sont récupérés, en photo ou en vidéo, par les consommateurs, qui les diffusent sur les réseaux sociaux. Parmi les autres initiatives que l'on pourrait qualifier d'opportunistes, mentionnons celle de l'hôpital ontarien Lakeridge Health, qui a profité du débat québécois autour de la Charte de la laïcité pour lancer une campagne de recrutement. Sur une pièce imprimée arborant une femme voilée, l'on pouvait lire: «We don't care what's on your head. We care what's in it.»

Les marques parviennent aussi à se montrer opportunistes entre elles: pensons à l'initiative de Rona, qui a récupéré une annonce d'Apple ou encore à une récente offensive d'Halloween de Pepsi montrant une cannette de boisson gazeuse recouverte d'une cape représentant son concurrent Coca-Cola.

«Chez l'humain, on aime la répartie, et l'on aime la même chose chez nos marques, qui doivent faire appel à notre intelligence et nous faire rire», concluait Stéphane Mailhiot.

Pour écouter la chronique, suivez ce lien.

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