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Élections à Montréal: qui gagne la guerre médiatique?

Mélanie Joly, chef du parti Vrai changement pour Montréal - Groupe Mélanie Joly.
Denis Coderre, chef du parti Équipe Denis Coderre pour Montréal.
Marcel Côté, chef de Coalition Montréal.
Richard Bergeron, chef de Projet Montréal.

À l'approche des élections municipales, Infopresse fait le point sur la présence média dont ont bénéficié les candidats à la mairie de Montréal.

Mélanie Joly, à sa première élection, remporte la bataille de la visibilité, avec un poids média de 32,69% pour toute la campagne. Le résultat est d'autant plus inattendu qu'elle a lancé sa campagne en pleine éclipse médiatique, deux heures après l'arrestation de l'ex-maire Michael Applebaum et devant une seule caméra. Son poids média était alors de 9%.

«C'est à la quatrième semaine de la campagne que tout a changé pour elle, explique Ève Couture, directrice du service à la clientèle d'Influence Communication. Les résultats d'un sondage Crop/Radio-Canada, qui la donnait deuxième au chapitre des intentions de vote, et la controverse entourant Bibiane Bovet ont braqué les projecteurs sur elle; l'attention des médias ne s'est pas essoufflée depuis.» Elle gagne également la manche sur Twitter, ayant été le sujet de plus de mentions sur le réseau social que les autres candidats.

Denis Coderre, pour sa part, a commencé la campagne avec un poids médiatique de 36,7%, déjà très connu des médias et du public, jouissant d'une machine de communication bien rodée et d'une base électorale forte. Ses sorties médiatiques moins nombreuses lors de la campagne lui ont toutefois valu la deuxième place, avec un poids média final de 23,08%. Il se classe deuxième sur Twitter, même s'il compte plus de 114 000 abonnés et qu'il est reconnu pour être un grand utilisateur du réseau social.

Marcel Côté prend la troisième position, avec un poids total de 22,24%. On note toutefois une pointe d'intérêt vers les troisième et quatrième semaines de campagne. «Cela s'explique par l'affaire des appels robotisés. Il a beaucoup fait parler de lui, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons», explique Ève Couture. Il se classe également troisième quant aux mentions sur Twitter.

Richard Bergeron clôt le classement des quatre principaux candidats, avec un poids média de 19,34%. «Bien qu'il ait obtenu plus d'attention que dans le reste de l'année, Richard Bergeron a mené une campagne linéaire, sans coups d'éclat, mais aussi sans creux médiatique. L'attention des médias à son égard s'est maintenue pendant toute la campagne.» Il ferme également la marche sur Twitter, en quatrième place.

Les huit candidats indépendants à la mairie de la ville recueillent, réunis, un poids média inférieur à 3%.

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