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Commerce électronique au Québec: trois dollars sur quatre dépensés à l'extérieur

Montant moyen par cyberacheteur, palmarès des sites et répartition de l'origine géographique des sites.

Plus d'un adulte québécois sur quatre a acheté en ligne au cours de la dernière année, mais seulement 28% des achats ont été réalisés sur des sites d'ici, révèle l'Indice du commerce électronique au Québec, dévoilé par le Cefrio.

«L'achat en ligne est bien ancré dans les habitudes des Québécois, mais il y a matière à réflexion pour nos dirigeants et entrepreneurs, de toute évidence pas aussi actifs en matière de ventes en ligne que les consommateurs», remarque Claire Bourget, directrice de la recherche marketing du Cefrio

À ce sujet, les chiffres sont éloquents. Non seulement plus de la moitié des adultes québécois ont acheté en ligne pendant la dernière année, mais un sur quatre s'y est adonné lors du mois précédant l'enquête, pour une dépense moyenne mensuelle de 411$. En contrepartie, seulement une entreprise sur deux au Québec aurait un site web, et une sur huit un site de commerce électronique, indique également Claire Bourget. Pire encore, seulement 21% des détaillants d'ici en auraient un, ce qui explique en partie que 14% des achats en ligne des Québécois se passent sur des sites canadiens hors Québec, et 40% sur des sites américains.

«C'est dommage, déplore face à ce constat Yannick Bédard, vice-président, stratégies numériques, de Sid Lee Technologies. Le Québec perd des dollars qui pourraient être dépensés ici, mais également l'expertise qui accompagne le développement du commerce électronique. Car elle doit se bâtir. Il n'existe pas de recette magique, il faut tenter des expériences et des tests.»

Du reste, les craintes envers le commerce électronique se dissipent, et les attentes des consommateurs semblent de plus en plus comblées. En fait, selon le Cefrio, 97% des utilisateurs sont satisfaits ou très satisfaits par rapport à leur expérience d'achat en ligne. Quant aux rares cas d'insatisfaction, 36% sont liés à des irritants relatifs au produit (non conforme, décevant, défectueux) et 31% à la livraison (délais trop longs, retard).

Quant aux caractéristiques favorisant les ventes, le Cefrio révèle que pour un achat sur deux, le cyberacheteur est retourné sur un site utilisé dans le passé. Sur l'importance de la fidélisation, David Grégoire, vice-président, technologies, de Voyage à rabais, rappelle d'ailleurs que pour son entreprise, le service et les suivis en aval avec les acheteurs sont aussi importants que les offensives de promotion.

Enfin, pour 16% des achats, le site faisait partie des résultats d'une requête sur un moteur de recherche, alors que pour 8%, le cyberacheteur est arrivé sur un site depuis un réseau social.

Pour plus de détails sur l'Indice du commerce électronique au Québec, cliquez ici.

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