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Comment communiquer sur le suicide?

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Le septième épisode de 30 secondes pour changer le monde portait sur le suicide; les publicitaires Anne Darche et Martin Ouellette, aux côtés du journaliste Thomas Leblanc, reviennent sur les moyens, parfois détournés, d'aborder cette question en publicité.

Le suicide est un sujet délicat à traiter en communication, notamment parce que les personnes qui songent à s'enlever la vie sont souvent imperméables aux messages qu'on leur envoie. «En tant que communicatrice, je me sens démunie, indique Anne Darche. Il semble que tout ce qu'on peut faire actuellement, c'est de communiquer un numéro de téléphone pour aider les gens en détresse. Mais comme publicitaire, j'aimerais faire plus pour cette cause.»

Comme avec plusieurs grands enjeux de société, l'un des moyens efficaces d'atteindre les gens préoccupés par le suicide est de s'adresser à ceux qui les entourent, comme le suggère Thomas Leblanc. «Nous sommes tous un peu responsables. Les publicités pour la prévention du suicide ne s'adressent pas uniquement à la personne qui veut passer à l'acte, mais bien à tout l'entourage.» Ce dernier doit être sensibilisé, puis demeurer aux aguets, car la mort est souvent le point d'orgue de plusieurs maux identifiables et nommables: faillite, divorce, perte d'un emploi, etc.

La technologie pourra éventuellement servir la cause. «Pensons aux moteurs de recherche, qui possèdent les moyens technologiques pour savoir, par exemple, quels types de recherche précèdent le passage à l'acte, suggère Martin Ouellette. Cela permettrait de communiquer le bon message à la bonne personne. Ce n'est pas une recette miracle, mais un moyen supplémentaire, facile et à portée de main.»

Selon les spécialistes, la communication entourant le suicide devrait avant tout témoigner du fait qu'une écoute, exempte de tout jugement, est encore possible auprès d'organismes d'aide aux personnes en détresse, notamment.

«Il faut faire comprendre que le suicide ne devrait jamais être considéré comme une alternative, présenter des options autres, mettre en place des lignes d'aide accessibles», conclut Martin Ouellette.

Réécoutez cette discussion, animée par Arnaud Granata, vice-président et directeur des contenus des Éditions Infopresse, sur le site web de l'émission, puis participez au débat en utilisant le mot-clic #30secondesTQ.

30 secondes pour changer le monde est une production d'Infopresse Télé pour Télé-Québec avec la participation financière du Fonds des médias du Canada ainsi que des crédits d'impôt fédéral et québécois. Le site a été réalisé avec la participation financière du Fonds Bell.

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