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Les écrivains sont-ils corrompus par la pub?

Deux écrivains, l'une anglaise et l'autre italien, ont accepté de se faire payer pour insérer de la publicité dans leur roman. "Doit-on craindre que cette pratique gangrène la littérature?", s'interroge le magazine français Lire dans un dossier intitulé "Les écrivains corrompus par la pub?" paru dans l'édition de novembre 2001.

Ainsi, Fay Weldon a publié "The Bulgari Connection", dans lequel elle cite une douzaine de fois la marque Bulgari. À l'origine, il ne s'agissait que d'écrire un texte destiné aux clients du joaillier, mais l'Anglaise se serait prise au jeu et aurait décidé d'en faire un roman.

Quant à Luigi Malerba, il n'ignore rien des ficelles de la publicité. Cet ancien directeur d'une agence publicitaire a proposé aux éditions Mondadori d'insérer dans son livre, "Città e dintorni", un encart publicitaire. Au beau milieu de ces récits de voyage, alors que le lecteur goûte à une flânerie poétique qui le mène à Rome ou en Grèce, le voici qui tombe sur douze pages financées par l'opérateur téléphonique Omnitel. Guidé par une jeune beauté, il se voit proposer des "idées pour changer le monde" (en réalité, un petit texte entrelardé de citations de Nietzsche ou de Flaubert), vernis philosophico-culturel qui n'est là que pour une chose, vendre des cellulaires.

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