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Sécurité routière: quelle place pour la pub?

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À la suite de la présentation du premier épisode de la série documentaire 30 secondes pour changer le monde, publicitaires et journalistes font le point, puis relancent le débat sur la question de la sécurité routière.

La question de la sécurité routière est un enjeu qui a pris diverses formes au fil du temps. Si on a dû multiplier les efforts pour réprimer l'alcool au volant ou encourager le port de la ceinture de sécurité, d'autres enjeux sont aujourd'hui au coeur du débat, notamment l'utilisation du téléphone intelligent derrière le volant.

Selon le publicitaire Martin Ouellette, ce problème surgit au sein d'une génération habituée au multitâche: «Les plus jeunes consomment de nombreux médias à la fois, font beaucoup de choses simultanément. Cette génération se sent capable de conduire et de texter en même temps.»

Les spécialistes interrogés apportent des pistes de solution, qui passent entre autres par les moyens que permet la technologie aujourd'hui. L'éventuelle commercialisation d'une voiture intelligente, comme celle de Google, limiterait les excès auxquels voudraient se prêter les conducteurs. Un système de géolocalisation des utilisateurs textant en mouvement pourrait aussi être mis à profit.

Mais comme le souligne la publicitaire Anne Darche, «le problème, ce ne sont pas les voitures, mais le comportement qu'on y adopte». Aussi, plus que la publicité, le contrôle accru de l'État doit être privilégié. «La loi à ce sujet devrait avoir des dents. La répression constitue la première étape. La publicité, qui crée une peur viscérale très différente de celle de perdre de l'argent ou des points d'inaptitude, arrive ensuite.»

Qu'en est-il donc de l'utilité de ces campagnes? Le journaliste Thomas Leblanc croit qu'un message comme Époques pour la Société de l'assurance automobile du Québec, malgré la qualité de sa production, ne parviendra pas à dissuader les fautifs de changer d'attitude.

Verra-t-on la fin de l'époque des messages sanglants démontrant les dangers d'une conduite dangereuse? Si Martin Ouellette croit que la surenchère des images-chocs en publicité trahit notre surexposition à celles-ci, Anne Darche juge que l'émotion brute qu'elles génèrent est encore utile: «Plus on est prêt de la réalité, plus ça fonctionne.»

Réécoutez cette discussion, animée par Arnaud Granata, vice-président et directeur des contenus des Éditions Infopresse, sur le site web de l'émission, puis prenez part au débat en utilisant le mot-clic #30secondesTQ.

30 secondes pour changer le monde est une production d'Infopresse Télé pour Télé-Québec avec la participation financière du Fonds des médias du Canada ainsi que des crédits d'impôt fédéral et québécois. Le site a été réalisé avec la participation financière du Fonds Bell.

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