La référence des professionnels
des communications et du design

Vos commentaires sur le congédiement de l'éditeur de Marketing Magazine

Plusieurs d’entre vous nous ont fait part de leurs commentaires concernant le congédiement, la semaine dernière, de l’éditeur de Marketing Magazine, Cameron Gardner, qui a été suivi de la démission de Paul Lavoie, président de l’agence Taxi, comme président du jury des Marketing Awards. Les voici:

"Félicitations à l'homme qui se tient debout, Paul Lavoie! Si Harvey avait su que c'était une taie d'oreiller et un ballon de soccer qui..., Cameron serait encore là!"
Ronald Bérubé, Euromobile.

"Félicitations à Paul pour son audace. J'espère que l'ensemble de la communauté publicitaire du Québec - et du Canada - va suivre son exemple.
On dit souvent que notre créativité est en panne; ce n'est pas avec une attitude de censure qu'on va renverser la tendance. Encore une fois, félicitations à Paul."
Francois Limoges, Transcontinental.

"Louer ou censurer ce que tu ne comprends pas peut causer préjudice."
Léonard de Vinci
"Je veux saluer ici le courage de mon ami et partenaire Paul Lavoie. Constater qu'on peut encore avoir des convictions, se battre pour ses
idées et poser des gestes forts contre la censure, cela me donne confiance. Mais surtout cela constitue un exemple et un espoir pour les jeunes créatifs. Les créatifs canadiens de partout devraient être solidaires en ne participant pas aux Marketing Awards cette année, compte tenu que Marketing vient de démontrer en licenciant Cameron Gardner et en se plaçant en position de juge et partie qu'il ne peut plus sérieusement prétendre comprendre que notre profession vise à se dépasser et à repousser ses propres limites. Après cela, on s'étonne de constater que le Canada ne soit pas assez performant dans les grands concours internationaux."
Jean-Jacques Stréliski, vice-président de Taxi Montréal.

"There's nothing wrong with the ad... especially since it's only for the small ad community."
 Lawrence Creaghan, Editor, The Corporate Report.

"Beaucoup de choses sont entremêlées dans cette situation. Pourquoi Paul Lavoie réagit-il? Parce que Rogers refuse de publier cette création?
Sont-ils en droit de le faire? Certainement s'ils ont embauché la personne qui de toute évidence a manqué de jugement dans sa décision d'approuver une telle connerie. Emmener la création à un niveau plus audacieux, faire de la création intelligente sont des objectifs très respectables - mais de là à tomber encore une fois dans la facilité... Finalement, ce n'est pas le concours qui est remis en question, mais plutôt le choix du client!
De là à le mettre dehors... il y a peut-être un bout de l'histoire qui nous manque."
Lucie Bilodeau, directrice de groupe, Communications-marché consommateur, Bell.

"Et une victoire de plus pour le conservatisme. Le plus ironique de toute cette histoire réside dans le fait qu'elle survient à peine deux semaines après que le milieu québécois se soit fait reprocher, lors d¹une rencontre organisée par le Publicité-Club de Montréal, son manque de créativité par des directeurs de création d¹agences de Toronto, dont faisait partie Paul Lavoie. Deux semaines plus tard, une campagne dédiée au milieu de la publicité fait scandale à Toronto à cause de son audace.
Nous nous disons, au Québec, tous scandalisés du fait que des Torontois aient congédié l'éditeur du magazine Marketing à cause de cette pub. Personnellement, je trouve la communauté québécoise de la publicité très hypocrite. J'entends depuis deux jours des réflexions du style " qu'est-ce que vous voulez, ce sont des Torontois " et " on est tellement plus ouvert ici ".
Menteurs... Il y a deux ans, une des pubs de Republik mettant en scéne deux chiens qui baisent a été reçue comme un affront au Québec. Elle a même été boycottée dans des concours locaux, certains membres de jury ne voulant pas s'associer à cette pub. Quelle est la dernière campagne " made in Québec " qui a scandalisé mon'onc et matante?
Il n'est donc pas question que Republik participe, dans ces conditions, à ce concours cette année. À Paul et autres passagers chez Taxi, félicitations, je suis certain que vous obtiendrez le support de la majorité dans cette démarche. Le risque : que certains en profitent pour participer et gagner à un concours diminué. Mais une médaille remportée aux Olympiques de Moscou en 1980, jeux qui furent boycottés par plus de la moitié des nations invitées, vaut-elle vraiment son pesant d'or?
Daniel Charron, Directeur création, Republik publicité + design inc.

(Pour en savoir plus sur les événements de la semaine dernière, cliquez ici.)

[Vous souhaitez vous aussi réagir? Envoyez-nous vos commentaires en cliquant ici.]

comments powered by Disqus