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Adviso célèbre 10 ans de culture web

Jean-François Renaud, associé et cofondateur d'Adviso.

À l'occasion du 10e anniversaire d'Adviso, Infopresse s'entretient avec un des fondateurs de la firme, Jean-François Renaud, qui aborde la nouvelle décennie avec une confiance renouvelée face à son rôle et à la pertinence de ses services.

Adviso a été fondée en 2002 par Simon Lamarche et Jean-François Renaud, diplômés de la première cohorte de la maîtrise en commerce électronique à HEC Montréal. Dix ans plus tard, l'entreprise compte plus de 40 employés et elle est l'une des plus certifiées par Google dans l'est du pays. Elle a également figuré au classement annuel des 20 entreprises en plus forte croissance en 2011, selon le magazine L'actualité.

Après 10 ans, quelle est maintenant votre vision de l'entreprise?
Nous voulons faire plus de ce que nous faisons déjà. C'est-à-dire servir des clients plus complexes, combler des besoins plus personnalisés en faisant la promotion d'une culture du web durable. Souvent, les sociétés vont construire un site, mais le détruisent quelques années plus tard lorsqu'il n'est plus pertinent. Ce n'est pas une bonne façon de procéder. Il faut le faire évoluer, ajouter des fonctionnalités et réaliser une refonte du design. Si une firme détruit son site et qu'elle en relance un nouveau, elle perd presque tout son référencement sur Google et devient beaucoup plus dépendante de l'achat média. Si le contenu présent depuis des années se renouvelle, on crée un écosystème qui génère beaucoup plus de contenu. Au lieu d'être une dépense marketing, ça devient un actif.

Quel est votre plus grand défi?
Les annonceurs et leurs agences sont souvent trop «confortables» dans leur façon d'agir et ils n'osent pas prendre des risques. Au Québec, nous sommes très en retard en ce qui concerne le web. Au Canada, seulement 1% des ventes en détail sont effectuées en ligne, dont la moitié provient d'Amazon.com. Aux États-Unis, les ventes en ligne se situent à 9%, tandis qu'au Royaume-Uni, le chiffre monte à 18%. Ce retard ne vient pas des consommateurs, mais des marchands qui n'offrent pas ces services en ligne. Si Amazon prend autant de place, c'est qu'aucune entreprise québécoise ne propose l'équivalent. Le défi est donc de faire prendre conscience de l'importance du virage numérique. Le budget moyen des entreprises québécoises sur internet est de 18%, alors qu'il faudrait le faire passer à 50% et plus.

Comment l'entreprise a-t-elle évolué au fil des ans?
Le plan d'affaires initial n'a pas changé avec les années. La stratégie de fond demeure la même: on se présente comme des architectes qui optimisent les outils numériques de nos clients, et ce qu'on fait est toujours pertinent. La diversité des technologies s'est transformée, les algorithmes se sont complexifiés, sans oublier la prolifération des plateformes. Mais nos services auront un impact sur l'ensemble de ces plateformes.

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