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La France entend lutter contre les pubs porno-chic

Le gouvernement français a décidé de limiter les publicités dévalorisant l'image de la femme, en particulier celles dites "porno-chic", renvoyant à des fantasmes pornographiques, sadomasochistes, voire zoophiles, particulièrement critiquées par les mouvements féministes.

L'utilisation du "corps de la femme", "d'une façon humiliante, dégradante, dans des positions de soumission, de dépendance, de violence, nous n'en voulons plus", a récemment déclaré Nicole Péry, la secrétaire d'État aux Droits des femmes. Elle a précisé qu'une proposition de loi introduisant "le refus de la discrimination liée au sexe, voire à l'orientation sexuelle et à l'âge" était en cours de rédaction au Parlement.

Parmi les publicités critiquées ces derniers mois par Mme Péry figurent la campagne d'une marque de produit édulcorant faisant dire à une femme: "Je n'ai pas inventé la poudre, mais je sais l'utiliser"; et, surtout, celle d'une marque de crème fraîche, dont le slogan est: "Babette, je la bats, je la fouette et parfois elle passe à la casserole". Les marques de haute couture sont particulièrement visées, notamment Dior et ses corps enduits de cambouis, ainsi qu'Ungaro et ses mannequins à quatre pattes.

Mme Péry a également salué mercredi le travail du Bureau de vérification de la publicité (BVP), organisme d'autorégulation réunissant agences, supports et annonceurs, qui a émis la semaine dernière une nouvelle "recommandation" sur "l'image de la personne humaine" qui révise celle de 1975 sur l'"image de la femme". "Lorsque la publicité utilise la nudité, il convient de veiller à ce que sa représentation ne puisse être considérée comme avilissante et aliénante (...). Toute représentation dégradante ou humiliante, explicite ou implicite, est exclue", a indiqué le BVP.

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