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Nike abandonne Lance Armstrong

Lance Armstrong a perdu son commanditaire Nike

Lance Armstrong a finalement été abandonné par son commanditaire Nike; Jay Hébert, directeur, alliance marketing, de Bleublancrouge, commente.

La multinationale a mis un terme définitif à l'entente qui la liait au cycliste après la parution d'un rapport incriminant de l'Agence américaine antidopage publié la semaine passée. Ce document, de plus de 1000 pages et qui réunit tant des témoignages d'anciens coéquipiers que des preuves matérielles et scientifiques, constituerait une «preuve apparemment insurmontable» de la culpabilité de l'athlète déchu. C'est ce que Nike stipule dans un bref communiqué paru hier. L'entreprise s'est dite «trompée» par l'athlète depuis «plus d'une décennie».

Jay Hébert ne s'étonne pas de ce changement de ton. «Une marque comme celle-ci, qui mise tant sur l'authenticité des athlètes, n'avait d'autre choix que de larguer Armstrong le plus vite possible pour ne pas être traînée dans sa descente. Le même choix sera probablement inévitable pour ses autres commanditaires.»

Cette annonce est survenue tout juste après l'annonce par Lance Armstrong de sa démission de la présidence de Livestrong, fondation pour la lutte au cancer qu'il a créée en 1997. Il aurait annoncé son départ pour éviter qu'elle ne soit entachée par le scandale dont il fait l'objet.

Le cycliste américain, qui portait les couleurs de Nike depuis 1996, avait pourtant bénéficié du soutien de la marque dans les secousses des derniers mois avant qu'elle ne finisse par résilier son entente.

«Ce scandale démontre toutes les forces et les faiblesses de ce type de commandite, poursuit Jay Hébert. Commanditer un athlète directement, c'est un pari. La force de cette approche, c'est qu'un individu, par opposition à une équipe ou une fédération, crée une connexion beaucoup plus forte émotionnellement avec son public - surtout s'il a gagné sept fois le Tour de France et qu'il a vaincu le cancer! La faiblesse, c'est que si cette personnalité tombe dans une histoire de dopage, si elle se fait prendre à tricher et à ne pas être l'athlète authentique qui personnifie les valeurs d'une marque, cette dernière n'a d'autre choix que de couper les ponts.»

Par ailleurs, Nike continuera de soutenir les activités de Livestrong, dont la présidence est désormais assurée par Jeff Garvey, qui en occupait la vice-présidence.

La marque de vélos Trek, le fabricant de casques cyclistes Giro et la boisson énergétique FRS ont en effet aussi décidé de se séparer de Lance Armstrong. Quant au brasseur Anheuser-Busch (Michelob Ultra), il ne poursuivra pas son entente avec l'athlète à son échéance à la fin de l'année.

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