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Advertising Week jour 3: les visions de dirigeants et l'inspiration de Paul Lavoie

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New York - Retour sur CEO Connector, un séminaire rassemblant des dirigeants de divers horizons, dont Arianna Huffington, Mike Welch, d'A&T Adworks, et Lee Doyle, de l'agence médias MindShare. Cette année, les défis et possibilités liés à la multiplication des écrans étaient à l'ordre du jour.

Comme lors de bien d'autres séminaires cette semaine, un des principaux enjeux à émerger a été l'importance d'innover dans le traitement des contenus, qu'on soit un annonceur, un éditeur de médias, une agence de publicité et même de placement médias. «Les agences de planification médias constatent l'importance de recruter des ressources créatives, des gens qui apportent des insights différents, souligne Lee Doyle, de MindShare. Établir une stratégie médias, auparavant, c'était répondre à une question à choix multiples. Maintenant, c'est davantage une question à développement.» Robin Koval, président et chef de la direction de l'agence Publicis Kaplan Thaler, a aussi souligné l'impact sur le genre de ressources recherchées. «Nous recrutons de plus en plus de gens provenant du secteur du divertissement et de la production de contenus médiatiques, dit-elle. On a besoin de personnes capables de penser en matière d'histoires, de narration et de longs formats.» Craig Hatkoff, fondateur des prix Tribeca Disruptive Innovation, a pour sa part attiré l'attention sur les avenues inattendues de développement qui s'ouvrent aux entreprises aptes à déceler les occasions: «Les représentations du Metropolitan Opera, en 3D, dans les cinémas partout dans le monde, en constituent un parfait exemple, dit-il. Ils ont apporté tout un changement au modèle d'affaires.»

Plus tôt dans la journée, Paul Lavoie, président et fondateur de l'agence Taxi, fondée à Montréal et maintenant établie à New York, a présenté, en compagnie de Dave Clemans, créatif de l'agence, le séminaire Obliterating Boundaries. Celui-ci incitait les participants à remettre en question les frontières que tout le monde tient pour acquises, afin d'arriver à produire du travail qui se démarque. «On a besoin de structures, bien sûr, mais parfois, on se crée des frontières qui nous empêchent de penser de façon originale et de nous démarquer», soulignait Paul Lavoie, qui a même vanté certaines pubs que plusieurs jugeraient par ailleurs vraiment mauvaises. «Faites quelque chose d'extraordinaire, qui mérite un paquet de prix; sinon, plutôt que d'être seulement moyen et noyé dans la masse, faites quelque chose de vraiment minable. Soyez très bons ou très mauvais, et évitez le centre.»

Il a aussi raconté comment sa plus grande inspiration, à 20 ans, alors qu'il découvrait la planche à voile, lui est venue du champion mondial à l'époque, Robbie Naish, qui avait alors que 15 ans. «J'étais le premier sur mon lac à faire de la planche à voile, et je me trouvais bien bon jusqu'à ce que j'aperçoive Robbie Naish à la télé, raconte-t-il. Mais c'est de l'entendre en entrevue qui m'a le plus frappé. Quand on lui a demandé ce qu'il aimait le plus dans la planche à voile, il a répondu: c'est de tomber. C'est à force de tomber qu'il est devenu un champion du monde. C'est là que j'ai constaté que, pour finir par réussir, il ne faut pas juste accepter l'échec, mais qu'il faut apprendre à aimer échouer. Les plus grands succès arrivent après de multiples échecs.»

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