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Publicité sauvage ouvre ses portes

Baudoin Wart, fondateur de Publicité sauvage, dans les années 90. Photo: Luc Dussault

À l'occasion de ses 25 ans, Publicité sauvage ouvre ses portes au public samedi lors des Journées de la culture; Infopresse s'entretient avec Baudoin Wart, fondateur de l'entreprise.

Depuis les débuts de Publicité sauvage, qu'est-ce qui a le plus changé?
Évidemment, c'est d'être passé de l'illégalité à la légalité. Ça nous a permis d'agrandir notre réseau, d'offrir plus de visibilité et d'aller chercher une clientèle publicitaire. Cela nous a aussi donné des conditions de travail beaucoup plus saines et faciles, en plus de permettre d'entretenir les palissades de façon plus adéquate.

Vous avez joué un rôle important dans la sauvegarde du patrimoine visuel des designers et des annonceurs québécois...
En 25 ans, nous avons réussi à monter une collection d'environ 50 000 affiches culturelles à Montréal; c'est un phénomène unique! Nous sommes entrés en contact avec Bibliothèque et archives nationales du Québec (BAnQ) pour lui faire part de ce que nous possédions. De fil en aiguille, nous sommes devenus le dépôt légal pour la BAnQ. C'est une belle association: nous créons ensemble «les archives de l'affiche culturelle».

Quels sont les défis qui vous attendent?
Les prochaines années seront entre autres consacrées à ne plus être constamment dépendants des chantiers de construction et à nous doter d'un réseau en bonne et due forme. Nous construisons déjà des clôtures nous-mêmes avec l'entreprise Clôtures de chantier; c'est un service que nous offrons aux entrepreneurs et aux propriétaires de terrains vacants. Il est difficile pour nous d'utiliser les clôtures de métal comme support et cela nous permet en plus d'augmenter la surface d'affichage.

Après 25 ans de carrière, quel constat faites-vous?
Il faut persévérer. À mes débuts, je n'aurais jamais cru que j'aurais un jour une trentaine d'employés. C'est la preuve que quand on y croit, il y a moyen d'arriver à faire ce qu'on aime. Mon but a toujours été d'offrir au milieu culturel un réseau abordable et accessible aux gens avec moins de moyens.

À quoi peut-on s'attendre lors des portes ouvertes?
En plus de l'exposition 12/15, on a prévu plusieurs activités, dont des discussions avec des affichistes. On va également inviter le public à tester ses talents et à se mettre les mains dans la colle dans un atelier qui montre comment coller des affiches à la façon d'Affichage sauvage. Cela va aussi permettre aux gens de découvrir nos bureaux, de voir qu'on est vraiment une organisation et pas un afficheur qui se cache! C'était important de participer aux Journées de la culture, car je considère qu'on fait partie de la culture montréalaise.

Pour en savoir plus sur les activités entourant le 25e anniversaire de Publicité sauvage, cliquez ici.

 

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