La référence des professionnels
des communications et du design

E-tourisme: nouveaux enjeux stratégiques

Frédéric Gonzalo, consultant, oeuvre dans le tourisme et le voyage depuis 17 ans

Alors que Léger Marketing vient de dévoiler un sondage montrant que 95% des Québécois estiment que les festivals organisés cet été ici ont généré des retombées économiques très importantes, Infopresse s'entretient avec Frédéric Gonzalo, consultant en tourisme et en voyage.

Que pensez-vous des résultats de cette étude commandée par le Regroupement des événements majeurs internationaux?
L'industrie du tourisme est très fragmentée et les événements n'en représentent qu'une partie. Mais pour qu'ils soient générateurs de revenus, il faut qu'ils attirent une clientèle dite de voyageurs, qui va consommer de l'hôtellerie et de la restauration. Une clientèle d'excursionniste, c'est-à-dire de Québécois qui visitent les festivals de leur région, ne va pas avoir les mêmes effets sur la consommation. J'ai, de mon côté, lu plusieurs rapports assez mitigés pour le secteur touristique cet été.

Vous proposerez, le 27 septembre prochain, une formation sur l'e-tourisme dans le cadre du Campus Infopresse. Qu'est-ce qui a changé dans le processus décisionnel des consommateurs ces dernières années?
 Le secteur a changé de façon radicale à cause de l'avènement de trois facteurs majeurs: les réseaux sociaux, les sites de contenu générés par les utilisateurs (TripAdvisor, Yelp, etc.) et les plateformes mobiles. Il y avait par le passé trois étapes distinctes dans un voyage: l'avant, le pendant et l'après. Aujourd'hui, il y a contamination entre chacune d'elles. À peine arrivé à son hôtel, un voyageur peut déjà partager des photos de sa chambre sur Facebook et rédiger une critique de la façon dont il a été accueilli à la réception sur TripAdvisor. Tous ces changements forcent les professionnels à s'outiller.

De quelle manière?
En déployant des stratégies de contenu et en étant présents sur les plateformes utilisées par les consommateurs. Mais pour cela, il faut faire de la sensibilisation. Toutes les structures n'ont pas les moyens ou les ressources pour avoir un service consacré aux réseaux sociaux. Dans le cadre d'une PME, le gérant doit ajouter cela à ses tâches personnelles, entre l'accueil et le changement des draps.

Justement, est-il indispensable, même pour les plus petits joueurs, d'assurer une présence sur ces différentes plateformes?
Absolument! Selon une étude publiée en 2010, seuls 7% des entreprises prenaient le temps de répondre aux commentaires mis en ligne sur TripAdvisor. Cela a un peu évolué depuis, mais il y a encore du chemin à parcourir. Le bouche à oreille négatif peut facilement être contré par une prise de parole et une participation active à la conversation. Il est capital pour les joueurs, gros ou petits, de tirer leur épingle du jeu.

Pour plus de détails sur la formation e-tourisme: développer sa stratégie de marketing web, donnée le 27 septembre au Campus Infopresse par Frédéric Gonzalo, ou pour vous inscrire, suivez ce lien.

comments powered by Disqus