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Les propos de Quebecor, Cogeco et Eastlink qualifiés de «ridicules» par Bell

Accédez au site s'opposant au rachat par Bell d'Astral Media

Quebecor, Cogeco et Eastlink ont acheté hier matin des pleines pages dans des médias canadiens pour dénoncer l'achat par Bell d'Astral Media en plus de mettre en ligne le site internet DitesnonàBell.

Cette dénonciation fait suite à la présentation ce printemps par Bell d'une offre d'achat de 3,38 milliards$ pour Astral.

Dans l'exécution imprimée parue hier matin sous forme de lettre, les opposants à cette transaction empressent les Canadiens à faire pression sur Ottawa pour qu'elle soit bloquée. Sur le site, les trois groupes médiatiques proposent aux citoyens d'envoyer un message à Ottawa pour «stopper» Bell, arguant qu'«une saine concurrence a toujours un effet favorable des prix, elle permet de créer plus d'emplois et d'offrir de meilleurs services».

«Si la vente est approuvée par Ottawa, cette nouvelle mégaentreprise contrôlerait le nombre incroyable de 76 chaînes de télévision, 107 stations de radio et plus de 100 sites web», expliquent notamment Louis Audet de Cogeco, Pierre Karl Péladeau de Quebecor et Lee Bragg d'Eastlink dans leur texte.

Les trois concurrents de Bell jugent également que la part télévisuelle d'auditoire du potentiel regroupement serait dominante et que la «transaction aurait comme résultat de limiter la création d'émissions canadiennes».

Bell a réagi en affirmant que les propos à son égard étaient «ridicules»: «Même après la transaction Bell-Astral, notre principal concurrent au Québec, Quebecor, conservera la plus grande part du marché télévisuel de langue française (30%). Quebecor sera toujours la plus importante dans le marché contre Bell-Astral (24%).»

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes va recevoir jusqu'à jeudi les commentaires sur la vente d'Astral à Bell. Les audiences, elles, commenceront le mois prochain.

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