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GSP: sept leçons tirées d'une «marque surhumaine»

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Cannes - Le Québec était à l'honneur hier lors de la première journée du Festival international de la créativité Cannes, alors que la conférence donnée par Justin Kingsley de Sid Lee et Georges St-Pierre a fait salle comble. 

L'histoire de l'athlète québécois d'arts martiaux mixtes Georges St-Pierre en est une de succès autant dans l'arène que du côté marketing, comme en font foi ses nombreux commanditaires, mais aussi ses 2 945 776 fans sur Facebook et ses 450 068 abonnés Twitter. Conférencier invité à Cannes, dans le cadre du séminaire Globe and Mail, il était accompagné de Justin Kingsley, vice-président, stratégie, et partenaire de Sid Lee, pour présenter sept leçons tirées de cette expérience. 

1. Favoriser le plus grand bien
«J'ai eu à me battre pour faire ma marque comme athlète, mais aussi pour la légitimité de mon sport. Pour moi, en tant qu'individu et marque, l'essentiel est d'être authentique. Je me suis fait grandement aider dans mon cheminement et il est également important de redonner aux autres», a souligné Georges St-Pierre. Cette affirmation est d'ailleurs au coeur de la marque GSP, selon Justin Kingsley. «GSP avait déjà beaucoup de fans. Ce que nous tentons de faire, c'est de voir ce qu'ils aiment de sa personne, puis de le transposer dans la culture pop et de rester conséquent dans notre approche. Chaque partenariat doit être compatible avec la personnalité de la marque.» 
 
2. L'autonomisation est bonne
Pour arriver au sommet de son sport, Georges St-Pierre a dû travailler avec les meilleurs dans chaque discipline et s'entourer d'une équipe en qui il avait confiance. «Ma connaissance est celle du combat, et non en marketing ou en gestion, explique-t-il. Comme pour le sport, une marque est une affaire d'équipe. Il faut savoir bien s'entourer et, surtout, faire confiance à chacun dans son expertise.»

3. Ce qui se mesure se réalise
Pour développer la marque GSP, de nombreuses études ont été conduites auprès du public pour bien cerner les aspects autour desquels travailler. «Tout ce que nous faisons pour la marque nous le mesurons, surtout en ce qui a trait à l'engagement sur les médias sociaux. Nous voulons bâtir une véritable relation avec le public», dit Justin Kingsley.

4. Soi toi-même
«Je ne suis pas parfait, je ne tente pas de me montrer autrement, souligne l'athlète. Il est aussi important de montrer quand je suis incapable de relever certains défis. Cela prouve que j'ai des choses à améliorer, et j'apprends de ce processus.»

5. Aime les détracteurs
Loin d'ignorer la critique, GSP et son équipe y portent attention et s'en servent pour s'améliorer. «Les détracteurs créent de l'émotion et déclenchent des interactions, ce que nous souhaitons. Il y a donc des occasions à saisir quand une apparence de crise se présente. Georges souhaite constamment s'améliorer, et si on lui reproche quelque chose, il préfère le savoir pour y remédier», explique Justin Kingsley.

6. Courage
Pour Sid Lee et GSP, tel que souligné auparavant, il est primordial de rester authentique, ce qui implique toutefois de refuser certains partenariats et des occasions de commandite.

7. Être reconnaissant
«Je dois beaucoup aux fans et j'en suis extrêmement reconnaissant. Il est important de redonner au public, mais aussi à la société, que ce soit en me rendant disponible, en participant à la conversation sur les médias sociaux ou par ma fondation (Fondation Georges St-Pierre)» a conclu l'athlète.

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