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La grève étudiante se passe aussi et surtout sur Twitter

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Sciencetech vient de publier une étude sur les réseaux sociaux et le mouvement de contestation étudiante en mai.

Les résultats de l'enquête montrent que les médias sociaux (et parmi eux presque exclusivement Twitter) ont été au coeur des communications entre les associations étudiantes et leurs membres, mais aussi les journalistes, la police et le gouvernement.

Avec 99% de l'activité, Twitter a été au centre des discussions entourant la grève. Les mots-clics #ggi, #manifencours et #casserolesencours ont en effet généré 700 000 publications durant le mois étudié. De 35% à 45% de celles-ci ont été «retweetés». De ces publications, 67% étaient contre gouvernement et la grande majorité de celles-ci étaient en français (80,2%).

Des 7 000 000 d'abonnés aux comptes ayant diffusé de l'information concernant la grève, la moitié provenait des abonnés des médias.

Par ailleurs, le premier ministre du Québec a été mentionné dans 100 000 publications, et le ton employé a été généralement négatif. Sciencetech note aussi que le gouvernement Charest a décidé d'ignorer les réseaux sociaux et qu'il y a eu 14 000 conversations concernant la police.

Les auteurs de cette recherche concluent que le gouvernement a perdu la guerre des médias sociaux, que les conversations sur Twitter ont été hautement émotives et ont surtout été constituées d'attaques personnelles, et qu'un parallèle peut être tracé avec le Printemps arabe en ce sens qu'il y a eu plusieurs appels à des élections.

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