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En mouvement

Infopresse propose des portraits de jeunes professionnels de l'industrie à surveiller: cette semaine, focus sur Vincent Raineri, 25 ans, motion designer.

Vincent Raineri se dirigeait vers une carrière en ingénierie, à Annecy, en France. Mais plus il y avançait, plus le volet créatif de ce champ d'études le charmait, et il constatait y être doué. Il a donc fait le saut en design industriel. Puis, en visite à Montréal pour y voir sa soeur, il est tombé sous le charme de la ville et a eu envie de s'y installer aussi. Il y a deux ans, il s'est donc inscrit à l'école d'aménagement de l'Université de Montréal afin d'y poursuivre son baccalauréat. Dans le cadre de ses études, il devait faire un stage, qu'il a effectué au sein du studio de design Baillat Cardell & fils. «Ce stage m'a, disons, un peu trop plu!», rigole-t-il. Satisfaits de son travail, les cofondateurs, Guillaume Cardell et Jean-Sébastien Baillat, n'ont pas voulu le laisser retourner à ses cours, et il a été embauché au poste de «touche-à-tout». «J'aidais dans n'importe quel volet, explique-t-il. Je suis assez autodidacte. En plus, j'ai deux patrons très doués de qui j'apprends beaucoup.» Il évolue maintenant au titre de motion designer et se perfectionne dans tout ce qui touche à la vidéo et à la scénographie. Le dernier gros projet auquel il a collaboré se nomme Period. Cette projection interactive pour le festival Mutek a grandement été récompensée durant la dernière année, entre autres aux concours Boomerang, Grafika et Créa. En parallèle, il s'adonne aussi à la pratique du VJing. «J'ai eu la chance de jouer à l'Igloofest, en février dernier. C'était une première, et j'ai adoré la sensation de la performance en direct.» Pour l'instant, il ne se voit pas ailleurs qu'à Montréal. «Baillat Cardell, c'est comme une grande famille. J'ai la chance de participer à toutes les étapes, ce que j'adore. Et sur une note plus personnelle, deux de ses projets ont été retenus pour l'exposition Chromatic, événement multidisciplinaire qui rassemble la collectivité artistique montréalaise, qu'organise depuis trois ans MASSIVart. «Parfois, ça fait du bien de juste créer, sans un client en bout de piste!»

Retrouvez cette chronique dans le plus récent numéro du magazine Infopresse, actuellement en kiosque.

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