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Le journalisme, Pinterest... et le Québec

Accédez à l'article de Poynter ici

Les journaux américains s'engagent de plus en plus avec leurs lecteurs par Pinterest: faut-il y voir le début d'un nouvel engouement qui pourrait bientôt se répercuter ici?

Selon les renseignements obtenues par la journaliste Susanna Speier de Poynter, site spécialisé entre autres dans les questions liées au journalisme, plusieurs médias américains, y compris celui de l'auteur de l'analyse, publient du contenu par Pinterest.

Ce qui ressort de ce papier, ce sont les chiffres obtenus de l'entreprise fondée aux États-Unis. The Wall Street Journal compte le plus d'abonnés (environ 10 000), alors que la chaîne PBS obtient le plus important ratio d'épinglage et de (re)épinglage (environ six fois par épinglage). Suivent des médias comme The Guardian et The Los Angeles Times parmi les plus populaires.

Cet engouement pour le réseau social par la presse américaine va-t-il atteindre massivement le milieu médiatique québecois et est-il un gage de réussite et de retombés économiques futures?

En fait, même si certains médias d'ici commencent à publier du contenu par Pinterest, comme Radio-Canada, leur participation indique-t-elle que ce qui se passe actuellement au États-Unis arrive? Cela va-t-il assurer la pérennité de l'utilisation de Pinterest au Québec par les médias?

Pour Martin Lessard, spécialiste des réseaux sociaux, «toutes les tendances technologiques des États-Unis arrivent en principe au Québec quelques mois ou années après leur implantation là-bas. Pinterest ne devrait pas faire exception.»

La vraie question, selon l'expert, c'est de savoir si les journaux vont vraiment y gagner d'avoir une présence sur ce nouveau média social. C'est un peu moins sûr, d'après lui, car ce qui circule principalement sur Pinterest, ce sont des photographies. «Et ce n'est pas ce qui va faire en sorte que les journaux, par exemple, vont y vouloir une présence plus importante.»

«De plus, enchaîne-t-il, la véritable valeur de l'épinglage et du (ré)épinglage est intéressante, mais pas pour les utilisateurs, elle l'est surtout pour le réseau fondé en 2010, non pour les journaux. Néanmoins, un type de journalisme pourrait s'y retrouver: celui de données (data journalism), car Pinterest est un très bel endroit pour ça. Donc, pour les journaux qui font beaucoup de ce genre d'information, il y a grand à gagner d'y avoir une présence.»

«L'intérêt, finalement, de cet article est qu'on réfléchit rationnellement pour la première fois sur la valeur pour les médias que pourrait avoir Pinterest», conclut Martin Lessard.

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