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Urbania raconte 15 ans d'Ubisoft

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Cédric Orvoine, ex-directeur des communications d'Ubisoft Montréal, maintenant directeur général du studio de Toronto.
Philippe Lamarre, fondateur d'Urbania.

Pour marquer les 15 ans d'Ubisoft, le magazine Urbania lance un numéro hors série consacré à la marque; entrevue avec Philippe Lamarre, fondateur d'Urbania, et Cédric Orvoine, ex-directeur des communications d'Ubisoft Montréal, maintenant directeur général du studio de Toronto.

Comment est venue l'idée d'un partenariat entre vos deux marques?
PL:
On s'est vu dans un bar, on s'est checké un petit peu, et puis, boom, ça a cliqué!
CO: En fait, c'est difficile de dire si Ubisoft s'est tournée vers Urbania ou vice-versa. Philippe et moi avions discuté du projet il y a un moment, et les 15 ans ont été l'occasion de le concrétiser. Urbania est un magazine avec une signature forte, à la fois éditoriale et graphique, et son branding parle par lui-même. Ubisoft est peut-être une grande entreprise qui travaille à de grands jeux, et qui vit avec cette perception du public, mais il s'agit aussi d'une boîte qui aime faire les choses différemment. C'est une volonté commune avec Urbania.
PL: Plus sérieusement, si l'on regarde ce qui se passe au sein des médias traditionnels, avec plusieurs publications qui ont dû cesser leurs activités récemment, l'on constate que la publicité n'est plus un modèle d'affaires en croissance. Le modèle qu'on préconise est donc de développer des partenariats avec des marques qui nous parlent; de façon émotive, de manière pure et avec lesquelles on partage des valeurs. Ubisoft a été un naturel. Parce qu'on partage un goût pour la créativité, un amour de Montréal et une volonté d'agir différemment. On avait déjà produit quelques numéros hors série, notamment pour Denis Gagnon et Dare to Care, et Ubisoft s'inscrivait dans une suite logique.

Est-ce qu'Urbania avait carte blanche?
CO: Je ne suis pas prêt à dire carte blanche, mais nous lui avons ouvert nos portes, et c'est d'abord et avant tout le contenu d'Urbania. Ils nous ont proposé une grille et nous avons discuté sur ce qui semblait le plus intéressant, puis nous avons collaboré durant tout le processus.
PL: Nous avons abordé ce projet comme nous le faisons pour chacun des magazines. C'est-à-dire en regardant le sujet, dans ce cas-ci Ubisoft et l'univers du jeu vidéo, et en étant bien conscients que nous ne sommes pas des experts en la matière, puis en identifiant des choses qui nous fascinaient et que nous avions envie de découvrir. Il est certain que le travail s'est déroulé en discussion et en complète collaboration avec Ubisoft. De bien des façons, avec leur regard de l'interne, ils étaient mieux placés que nous pour véritablement saisir ce qui était pertinent ou non, pour connaître les employés qui allaient faire de bons personnages ou pour découvrir des anecdotes. 

Êtes-vous satisfaits du résultat?
PL: Des projets de contenus comme ça sont plus délicats que des projets de commande pure, mais après coup, une âme qui s'en dégage qu'on n'aurait pu obtenir autrement. Il ne s'agissait pas de raconter ce qu'Ubisoft avait envie de dire sur eux-mêmes, mais de poser un regard extérieur. Nous ne voulions pas insister sur les clichés et les gadgets qu'on associe aux entreprises du jeu vidéo, mais plutôt sur les personnes derrière les projets d'Ubisoft. Une entreprise reste une somme d'individus. Malgré la grandeur du studio, ces gens-là donnent leur saveur aux jeux. Ce n'est pas un magazine de jeux vidéo, mais un magazine de gens où l'on retrouve l'âme humaine d'Ubisoft.
CO: Comme le souligne Philippe, c'est vrai qu'en ouvrant le magazine, on ressent vraiment l'âme d'Ubisoft. Il ne s'agit pas du tout d'une pub ou d'une campagne où nous avons pu contrôler nos axes de communication, mais d'un exercice avec une crédibilité éditoriale. Nous avons ouvert nos portes, les journalistes ont accompli leur travail et il n'y a pas eu de censure. Au final, ce fut un bel exercice d'humilité pour nous et nous sommes heureux de ce qui en ressort.

Piloté par Catherine Perreault-Lessard, rédactrice en chef d'Urbania, Judith Lussier, journaliste, et Anne-Marie Campbell, chargée de projet d'Ubisoft, le magazine hors série sur Ubisoft sera en vente vendredi.

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